Cette semaine on parle de la collète lapin, une grande espèce d’abeille présente sur tout le territoire hexagonal. Elle apprécie les milieux sablonneux, dans lesquels elle construit des terriers constitués de plusieurs galeries !

#Bestiologie #Insectes

Pour découvrir cette publication, ça se passe sur Instagram (@la_bestiologie) (sinon, retranscription ici à venir à la suite) :

📱 https://www.instagram.com/la_bestiologie
📱 https://www.tiktok.com/@la_bestiologie

La collète lapin, aussi dénommée collète des sablières, est une espèce d’abeilles solitaires de la famille des Colletidae. Elle fait donc partie de l’ordre des hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis…).
Cette espèce occupe l’ensemble du territoire de France hexagonale. Elle apprécie particulièrement les milieux ouverts et sablonneux des zones littorales ou des vallées fluviales.
Elle s’y rencontre à partir des mois de février ou mars et jusqu’en mai. Les mâles sortent généralement avant les femelles.
L’espèce présente une pilosité brun-roux abondante sur le corps et est dépourvue de bandes claires nettes sur l’abdomen. Comme les autres Colletes, les cellules submarginales de ses ailes sont au nombre de trois, dont la première est deux fois plus longue que les autres.
Néanmoins, au sein de son genre, elle fait partie des plus grandes et c’est la seule à sortir aussi tôt ! Son genre se reconnaît d’ailleurs notamment aussi à sa seconde nervure récurrente qui forme un S (voir ci-dessous sur Colletes floralis) !
La collète lapin est une abeille de grande taille, avec 9 à 12 mm pour les mâles et 10 à 15 mm pour les femelles. Celles-ci possèdent 6 tergites abdominaux et 12 articles antennaires, contre 7 tergites et 13 articles pour les mâles. Ces derniers ont également une pilosité plus claire.
L’épithète spécifique de son nom scientifique (cunicularius) ainsi que son nom commun “collète lapin” font référence aux habitudes de nidification de l’espèce, qui creuse des terriers dans le sable.
Ces terriers sont composés d’une galerie principale d’environ une trentaine de centimètres et d’une dizaine de plus petites galeries, qui débouchent sur des cellules larvaires individuelles.
L’espèce passe l’hiver à l’état adulte, abritée dans ces terriers, et émerge dès les premiers beaux jours.
Côté alimentation l’espèce n’est pas spécialisée, mais a tout de même une préférence pour les saules. Les mâles de l’espèce sont seuls pollinisateurs de certaines orchidées du genre Ophrys. Ces dernières produisent des composés chimiques proches des phéromones sexuelles des femelles collètes lapin.

Crédits images (par ordre d’apparition) :

Pekka Malinen ; Dimitri Bénon ; Arnstein Staverløkk ; Patrick Le Mao

Sources :

🇫🇷 fr - Fiches sur la collète lapin sur le site Les carnets nature de Jessica, sur le site de la Réserve naturelle Baie de Saint-Brieuc, sur le site Atlas Hymenoptera et sur le site info-fauna

🇫🇷 fr - Clé simplifiée des genres d’apoïdes de la zone SAPOLL, version du 15/01/2018

🇬🇧 en - Pages sur la famille des Colletidae et sur le genre Colletes dans le livre suivant : Bees of the World: A Guide to Every Family, L. Packer, Princeton University Press, 2023