« Bien entendu, je supposais qu’au fur et à mesure de l’avancement du livre ce dessein se modifierait, puisque les livres finissent toujours par mener leur propre vie et qu’on n’écrit pas sur ce qu’on veut, mais sur ce qu’on peut ; je supposais aussi que, même si toutes les recherches effectuées au fil du temps sur Sánchez Mazas, constitueraient le cœur de mon livre, ce qui me rassurait, il arriverait un moment où je devrais me passer de cette béquille car un écrivain – à condition que son texte acquière un véritable intérêt - n’écrit jamais sur ce qu’il connaît, mais précisément sur ce qu’il ignore. »

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