Premier #vendredilecture après mon retour du Japon. Il est vrai que j’ai ramené dix kilos de livres en japonais à lire au cours des prochains mois, mais j’avais commandé à la Buchhandlung Böttger de Bonn le seul roman, autobiographie à peine voilé, de #MopsaSternheim (surnom d’enfance qu’elle conservait en pire nom de plume imaginable), « Im Zeichen der Spinne » (littéralement sous le signe de l'araignée, mais il s’agit en fait de la croix gammée), inédit jusqu’à la redécouverte du manuscrit dans une valise à la bibliothèque de Oldenbourg et finalement publié par la maison d’édition Wallstein en octobre dernier, plus de 70 ans après la mort de l’autrice. 1/2
#Sternheim, fille du scénariste et écrivain #CarlSternheim, amoureuse de #GottfriedBenn, communiste exilée à Paris depuis 1933 et figure de la Résistance française, échappée de justesse à la mort au camp de concentration de Ravensbrück, longtemps proche d’autres « enfants de poètes » considérés moins doués que leurs progéniteurs comme #PamelaWedekind, #KarlMann et #ErikaMann. elle travaillait comme costumière et décoratrice de théâtre. Sa seule œuvre littéraire, selon son journal intime, elle l’a trouvait construite, pathétique, kitsch, solennelle, « vision d’une époque écrasant tout sous ses roues » qu’elle néanmoins persévérait à écrire pendant 20 ans. 2/2