Dans son nouvel article de blog, Frédéric Lordon ne décrit pas une série de maladresses diplomatiques mais une séquence cohérente : l’installation assumée d’un rapport de vassalisation entre l’Europe et les États-Unis. 🧵 Fil en 5 points. ↓

Ses gesticulations n’y pourront rien, c’est la première impression qui restera : le communiqué de la honte. On a compris qu’il s’agit de Macron et du Venezuela. « Corriger », « infléchir » ou, selon le langage automatique du journalisme, « hausser le ton » : c’est presque pire après qu’avant, puisque chaque pauvre tentative de rattrapage n’a pour effet que de re-souligner la misérable chose qu’elle s’efforce de rattraper. À ce stade tous les mots sont légitimes : vassalisation, serpillière, paillasson…