Ce jeudi on change un peu de cap et on va voir du côté des acariens (si je ne m’abuse, je n’en avais pas encore présenté !) avec le tétranyque tisserand, un arachnide qui vit sur des plantes très variées.

#Bestiologie #Arachnides

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Le tétranyque tisserand porte bien des noms vernaculaires : tétranyque commun, araignée rouge des serres ou du cotonnier, acarien jaune tisserand… Comme ce dernier nom le suggère il s’agit bien d’un acarien*, de la famille des Tétranychidae.

*Les acariens sont des arachnides et non des insectes ! Ils sont très diversifiés, tout comme leurs modes de vie (et non, tous ne sont pas des parasites !).

Ce tétranyque est une espèce assez courante qui se rencontre presque partout à travers le monde.

On le retrouve sur de nombreuses espèces végétales sauvages ou cultivées, dont il se nourrit en aspirant la sève et sur lesquelles il forme ses toiles. Il est souvent observé dans les serres ornementales.

Les adultes de l’espèce mesurent entre 0,3 et 0,5 mm, les femelles étant un peu plus grandes que les mâles.

La coloration peut varier, allant du jaune au rouge en passant par le vert, l’orange ou le brun*. Deux taches noires sont visibles sur le dessus du corps, qui correspondent en fait au tube digestif. Les pattes sont jaunâtres et des poils sont présents sur le corps.

*selon certaines sources, la coloration pourrait dépendre de la saison

Les œufs sont pondus au revers des feuilles. Ils sont sphériques, lisses et d’abord translucides avant de devenir verdâtres. Les larves sont très petites, vert pâle et ne possèdent que 6 pattes aux premiers stades. Les nymphes ressemblent à l’adulte en plus petit. (photo : Toby Young)
Les femelles peuvent se reproduire de manière sexuée ou asexuée. Non fécondées, elles ne produiront cependant que des mâles. Et ce sont elles qui hibernent, fécondées, tandis que les mâles meurent à la fin de l’automne !
Le tétranyque tisserand est considéré comme une espèce parasite et un ravageur des cultures. Rappelons au passage que les parasites font partie intégrante des écosystèmes, au même titre que les autres espèces, et qu’ils sont eux aussi nécessaires à leur équilibre.
Il faut de plus noter que la prolifération de notre acarien du jour est accélérée en culture abritée, où les températures plus élevées, les conditions météorologiques plus favorables et l’absence de ses prédateurs ne sont plus des freins à son développement. En extérieur, selon les conditions climatiques et la présence ou non de ses prédateurs, les populations fluctuent davantage.
Et parmi ses prédateurs justement, on retrouve de nombreux autres acariens ou la coccinelle tête d’épingle (Stethorus punctillum). (photo : Gilles San Martin)

Sources :

🇫🇷 fr - Fiche sur le tétranyque tisserand sur le site e-phytia de l’INRAE

🇫🇷 fr - Fiche sur le tétranyque tisserand sur le site e-phytia de l’INRAE

🇫🇷 fr - Fiche sur le tétranyque tisserand sur le site IRIIS phytoprotection

🇫🇷 fr - Fiche technique sur le tétranyque tisserand produite par le réseau d’avertissements phytosanitaires

🇫🇷 fr - Fiche technique sur le tétranyque tisserand produite par l’IQDHO