Comme l'enfant curieux que nous avons toustes été un jour, Thomas De Spiegeleer prend plaisir à ouvrir des machines. Car les ressorts, les courroies, les engrenages s'actionnant les uns les autres, fascinent plus que la fonction de l'objet. Alors, c'est irrésistible, il faut méthodiquement démonter la machine. Une machine à écrire ? On l'encre et on la fait passer sous presse. Un walkman ? On détourne les circuits pour faire un instrument. Et comme si l'Hisoire avait ses propres mécaniques, lorsqu'il s'agit d'illustrer un événement, Thomas isole les éléments de photographie et recompose l'image pour réaliser des peintures et des gravures qui intérrogent notre rapport à la mémoire collective.



