Les arrêtés de surveillance par drone pour le #10septembre #bloquonstout commencent à arriver. Dans la Loire, c'est toute la ville de Villars et quasiment tout Saint-Étienne qui seront surveillées...
Les arrêtés de surveillance par drone pour le #10septembre #bloquonstout commencent à arriver. Dans la Loire, c'est toute la ville de Villars et quasiment tout Saint-Étienne qui seront surveillées...
À Lyon, c'est toute la zone entre la Part-Dieu et la Croix-Rousse qui sera surveillée.
https://www.rhone.gouv.fr/contenu/telechargement/65345/440892/file/RAA_69-2025-226-050925.pdf
À Pau, c'est le centre-ville et le nord de la commune qui seront surveillés...
À Montpellier, c'est tout le centre-ville et les facs qui seront surveillé·es. À Sète et Frontignan, c'est le port. Avec une justification lacunaire : « Faites-nous confiance, on a besoin de drones ».
Du côté de Nantes et de sa banlieue, les drones seront éparpillés un peu partout. Et toujours parce que la préfecture a décidé au doigt mouillé qu'il fallait des drones... ¯\_(ツ)_/¯
Bonus : l'arrêté a été pris le 4 septembre mais n'a été publié qu'aujourd'hui en milieu d'après-midi. Histoire de bien compliquer tout référé...
À Toulouse la préfecture ne fait pas dans la dentelle : quasiment tout Toulouse pourra être surveillée.
Ah, on a encore mieux ! Dans l'Orne, c'est carrément tout le département qui est concerné...
Eh, encore mieux ! En Île-de-France, c'est carrément *toute la région* qui pourra être surveillée par un hélicoptère... TOUTE. LA. RÉGION. 😵
La justification ? Il y a des risques de manifs non-déclarées...
Roue libre en Gironde également : une bonne partie de la métropole de Bordeaux sera surveillée.
Gironde toujours : la gendarmerie a été autorisée 3 fois à utiliser 4 drones (donc jusqu'à 12 drones en simultané possibles, plus les 2 drones autorisés plus tôt dans la journée) pour surveiller tout un tas de communes et des entreprises locales. Pareil, la justification est lacunaire et copiée-collée d'un arrêté à l'autre...
À Valence dans la Drôme, l'arrêté cible certaines rues uniquement. Mais comme un drone qui vole à 150m filme bien plus, c'est tout le centre-ville qui in fine sera surveillé. Bonus : le drone autorisé est équipé d'une caméra thermique...
Drôme toujours, c'est également toutes les communes de Tain-l’Hermitage, Bourg-les-Valence, Porte-les-Valence, Loriol-sur-Drôme, Les Tourettes, Malataverne, Die, Nyons et Pierrelatte qui pourront être surveillées. Le recours aux drones est encore une fois justifié n'importe comment : ici c'est parce que les services de renseignement ont dit qu'il y a un risque. Mais cette fois-ci le drone n'a pas de caméra thermique, nous voilà rassuré·es...
Coup de théâtre à Nantes. La préfecture a abrogé son arrêté MAIS en a repris un quasi identique. 😤
À Rennes, par quatre arrêtés couvrant trois zones, la préfecture a autorisé de surveiller toute la ville...
À Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans Val-de-Marne, en plus de l'hélicoptère de la gendarmerie, ce sont jusqu'à 10 drones qui pourront être utilisés sur l'ensemble du territoire de ces départements...
À Lyon, la préfecture s'est faite suspendre un arrêté parce que le juge des référés a estimé que la nécessité n'était pas démontrée. Du coup la préfète a retiré ses arrêtés, mais elle a annoncé que d'autres seront publiés ce soir...
https://www.rhone.gouv.fr/contenu/telechargement/65371/441022/file/RAA_69-2025-229-090925.pdf
En Essonne, la police nationale peut utiliser jusqu'à 4 drones pour surveiller n'importe quel endroit relevant de sa compétence dans le département (donc les zones urbaines)...
Essonne toujours, la Fête de l'Huma se prend au passage une surveillance hélicoptères, drones et caméras thermiques...
Dans le Bas-Rhin, en plus du centre-ville de Strasbourg, c'est n'importe quel rassemblement, y compris les rassemblements déclarés, qui pourront être surveillés sur toute la zone de compétence de la police nationale du département.
À Limoges, c'est toute la ville qui pourra être survolée par deux drones...
À Clermont-Ferrand, ce sont les grandes artères à l'est qui seront surveillées. L'arrêté vise des rues, mais comme je le disais au dessus, ça implique nécessairement une surveillance des rues aux alentours.
Toujours dans le Puy-de-Dôme, un deuxième arrêté préfectoral autorise la surveillance de l'ensemble des communes d'Issoire, de Thiers, d'Ambert, d'une partie de l'A75 et de l'A71.
Douze nouvelles communes en Gironde...
Dans l'Oise, je pense que le préfet se fout de notre gueule.
https://www.oise.gouv.fr/contenu/telechargement/90655/653603/file/20250909_RAA_sp%C3%A9cial.pdf
En Seine-et-Marne, le préfet a peut-être compris que viser tout le département c'était un peu osé. Du coup il liste toutes les (principales) communes du département à la place. ¯\_(ツ)_/¯
Dans le Morbihan, même bail : tout le département est couvert, avec une justification bâclée...
En Ariège, Foix et Pamiers seront intégralement surveillées.
Dans le Gard, une partie de Nîmes sera surveillée. Et la préfecture justifie les drones au Vigan et Molières-Cavillac car ce sont des « lieux réputés pour les rassemblements de contestation dans le département ». 🤦
Openbar aussi en Seine-Maritime, avec 11 communes de l'agglomération de Rouen surveillées...
Dans le Vaucluse, c'est un peu moins crade, puisque ce sont des zones commerciales et barrières de péage qui sont visées vers Avignon et Orange. Mais les drones ne sont clairement pas nécessaires pour ces situations...
Deuxième arrêté pour la Seine-et-Marne qui liste une tonne de communes... Franchement quelle est la différence entre ça et viser directement le département en entier ?!
À Nice, c'est tout le centre-ville qui est concerné.
À Valence, la préfecture a abrogé son arrêté d'hier un peu bizarre pour le remplacer par un arrêté qui liste un peu mieux la zone de surveillance : quasiment tout Valence...
Dans le Nord, tout Lille et quelques endroits couvrant les communes alentours seront surveillé·es.
Dans l'Hérault, un hélicoptère se baladera sur une multitude d'endroits un peu partout dans le département, dont à Montpellier.
Nouvel arrêté dans les Pyrénées-Atlantiques, cette fois-ci cantonné aux « abords des sorties 9 et 10 de l'A64, sur les communes d'Artix et de Pau ».