⭕ 10 septembre : ce que les assemblées générales révèlent du mouvement

Mouvement nébuleux d’extrême droite, renouveau des gilets jaunes ou réunion de militants de gauche ? Depuis le début du mois d’août, des assemblées générales préparent le mouvement de blocage du 10 septembre dans plus de 60 villes. Elles révèlent un visage du mouvement bien différent de certaines caricatures médiatiques.

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@rapportsdeforce personnellement je souhaite faire entendre le Lombric lui qui agit en silence pour le bien commun.

— extraits —

Ce 28 août, 400 personnes se sont réunies dans le parc de la Villette, à #Paris, pour la première assemblée générale (AG) du mouvement du 10 septembre en Île-de-France. Cette même semaine, 200 personnes se sont rassemblées à #Montpellier, #Grenoble, #Lille… 300 à #Lyon. Les villes moyennes, voire petites, ne sont pas en reste : 60 personnes à #Alès (30), une cinquantaine au #Havre (76), une soixantaine à #AixEnProvence (13) et à #Lorient (56), ou encore une vingtaine à #Souillac (46), ou à #Romans-sur-Isère (26).  Selon notre décompte, plus d’une soixantaine de villes ont déjà vu éclore des AG.

les boucles « Bloquons tout » avoisinent désormais les 10 000 membres et se multiplient pour couvrir une diversité de zones géographiques. Pour ce 10 septembre, l’appel initial s’est globalement mué en organisation d’assemblées générales qui incitent aux blocages, aux grèves et aux manifestations. L’objectif de court terme est désormais de s’opposer au « budget Bayrou ».

« On parle d’austérité et plus (vraiment) de Bayrou dans les AG, mais le fond du propos n’a pas changé », explique Pierre*, impliqué dans les AG du 10 septembre à Alès.

« Pour moi, à Montpellier, il n’y avait pas de fachos. Par contre il y avait des primo militants ». À Paris, ou encore à Toulouse, la nécessité d’éloigner l’extrême droite a été clairement évoquée : « Si on voit une personne réac en AG, on discute, si c’est un militant d’extrême droite, on le dégage », peut-on lire dans un compte rendu.

Ainsi les thématiques du mouvement tournent autour de la justice sociale, la démocratie, ou l’écologie. La question palestinienne, la lutte contre le sexisme et les LGBTphobies, la nécessité de parler aux quartiers populaires, sont aussi souvent évoquées.

« Je ne trouve pas que le parallèle avec les gilets jaunes soit bon. Mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose. À l’époque, les revendications précises ont mis longtemps à émerger, là on gagne peut-être du temps », suggère Cyril* de Saint-Denis.

« Je ne sais pas encore à quel point le 10 septembre arrivera à sortir du cadre militant, comme a su le faire le mouvement des gilets jaunes », ajoute Pierre* de Alès.

Dès le début du mois d’août, plusieurs fédérations de la CGT, comme la FNIC-CGT (industries chimiques), la CGT commerce et service, ou certaines unions départementales, comme celle du Nord, ont appelé à une grève le 10 septembre. Ces organisations ont pour point commun de se montrer critiques de la stratégie confédérale de la CGT. Leurs appels ont peu à peu été appuyés par diverses unions locales ou syndicats d’entreprises.

Finalement, le 26 et le 27 août, la confédération #CGT, qui a réuni ses fédérations et ses unions départementales, a décidé d’inclure le 10 septembre à son agenda de mobilisation du mois.

La date du #10septembre n’a toutefois pas été retenue par l’intersyndicale (FO, CFDT, CFE-CGC, Solidaires, CGT, CFTC et UNSA) qui lui a préféré celle du 18 septembre pour une « journée de mobilisation y compris par la grève et la manifestation ».

Mais des initiatives intersyndicales de plus petite ampleur sont à l’œuvre. À l’appel du STJV, de Solidaires Informatique et de la CGT (syndicats minoritaires dans le secteur), les salariés de l’informatique, du conseil et des bureaux d’études se réuniront le ** 8 septembre à la Bourse du travail de Paris ** pour préparer la grève ensemble.

En Seine-Saint-Denis, les syndicats enseignants de la FSU, de Solidaires et de la CGT ont signé un communiqué commun pour appeler à la grève le 10. « Dans mon secteur, il est très facile de parler du 10 septembre avec les collègues », témoigne Cyril qui travaille dans la fonction publique territoriale. De même, « les syndicalistes sont aussi présents dans les AG. À Paris, ils interviennent en leur nom, parlent de la grève et de leur secteur », confirme Quentin*, néo-militant syndical à Paris.

En attendant le #10septembre, les actions se préparent donc dans les AG et les boucles Telegram. L’une d’entre elles pourrait même intervenir avant la date fatidique.

« Le 8 septembre à 20h, retrouvons-nous sur la place des Terreaux pour une grande fête populaire : le pot de départ de #Bayrou ! Une soirée pour créer du lien, s’amuser et s’unir avant le 10 septembre », résume un post Telegram de la chaîne #LyonInsurrection, suivie par 10 000 personnes. Cet appel à rassemblement devant les mairies s’est déjà dupliqué dans de nombreuses villes.

@rapportsdeforce

Merci pour cet apport de précisions.