Pour l' #ExtrêmeDroite , la protection des enfants n'a jamais rien été d'autre qu'un prétexte bon marché pour, en réalité, protéger les privilèges prescrptifs et normatifs du #patriarcat. Parce que quand il s'agit de jeunes migrants/étrangers ou locaux qui rejettent l'autorité des adultes, qui cassent dans des manifestations, qui volent, qui taguent, qui jouent aux jeux vidéo, etc., là, soudainement, il faudrait leur taper dessus comme des bourins.
#transphobie

https://www.24heures.ch/suisse-ludc-veut-interdire-la-chirurgie-trans-chez-les-mineurs-977746469453

Suisse: l’UDC veut interdire la chirurgie trans chez les mineurs

Après Zurich, c’est au niveau fédéral que le parti agrarien veut interdire les interventions de réassignation sexuelle aux mineurs. En Suisse, une trentaine de jeunes subissent ce type d’opération chaque année.

Tamedia Publications romandes S.A.
Il ne s'est jamais agit de protéger les enfants, mais plutôt d'empêcher la #déviance d'un #idéal de l'enfant qui peut se résumer à celui qu'on voit, mais qu'on entend pas. En gros, l'enfant est enjoint, de force et parfois violemment, à se fondre dans un moule social qui leur accorde un rôle assez restreint, celui de bons petits soldats obéissants à l'autorité des adultes pour le préparer à obéir, plus tard, à l'autorité masculine, patronale, politique et policière.
Tout cela requiert ce qu'on appelle de l'éducation, laquelle oscille plutôt entre endocrinement et manipulations, afin de garder le contrôle sur l'évolution de l'enfant, lequel contrôle est aujourd'hui dévolu aux parents, à la fois comme une prérogative, soit un certain pouvoir, et une obligation sociale. Après tout, la première question que l'on pose si un enfant ne marche pas droit, c'est: "Mais que font les parents?", et non pas "Que font l'entourage familial, l'école, les autorités, etc.?".
Il en résulte une énorme pression sur les épaules des parents de s'assurer, avec le pouvoir qui leur est attribué, de s'assurer que leur progéniture ne gêne personne et se soumette bien à l'autorité. Laquelle pression génère un besoin augmenté de contrôle sur le développement de l'enfant, du fait de l'angoisse permanente du jugement social. On imagine donc aisément les crispations parentales face à des identités qui remettent en question plusieurs paradigmes culturels et politiques.
C'est cette angoisse et crispation, face à une impression de perte de contrôle parentale, que les mouvances d' #ExtrêmeDroite exploite pour promouvoir leur #transphobie et #lgbtqiphobie, en prétendant venir en aide aux parents en renforçant leur contrôle sur le développement de leurs enfants par des ajouts de textes légaux, ce qui permet aussi d'enraciner un peu plus un retour en force du #patriarcat dans la #législation.
C'est d'ailleurs aussi pour cela que ces mouvances sont généralement vent-debout contre l'application de la #convention internationale des #DroitsDeLEnfant qui constitue effectivement une limite au pouvoir et contrôle parental, en changeant le statut de l'enfant, qui n'est plus un objet de droit, mais un sujet de droit, avec certaines prérogatives, impliquant aussi l'obligation parentale et sociale d'assurer la mise en oeuvre de ces libertés pour les mineurs.