La suppression des ZFE votée par les députés, un camouflet pour le gouvernement, une « régression » pour les défenseurs de l’environnement et la santé
La suppression des ZFE votée par les députés, un camouflet pour le gouvernement, une « régression » pour les défenseurs de l’environnement et la santé
Je t’invite à lire mes commentaires dans ce fil si tu tiens à avoir une explication de pourquoi le point de vue matérialiste de gauche est forcé d’être en opposition avec les ZFE. Par avance, je précise que tu n’as pas à être d’accord, mais au moins ça te fournira l’explication.
Je ne m’attendais pas à ce que LFI votent contre, par ailleurs, ils sont habituellement plus dans la consensualité et moins dans la radicalité sur ce type de sujet. Du coup je suis allé voir si leur opposition est bien sur le même thème que mes commentaires, et pas une connerie populiste. Il s’agit bien de la même raison. Je cite :
“Sortie de route pour les ZFE”, se réjouissent les députés LFI qui jugent que ces zones “pénalisent et culpabilisent les plus modestes de notre pays”. “Ce n’est pas acceptable.”
Les Insoumis rappellent que “la pollution de l’air cause près de 40 000 décès prématurés chaque année”. “Il est urgent de planifier nos mobilités en mettant de réels moyens dans des alternatives en transports en commun et proposer un service public des transports à toutes et tous”, plaident les élus du groupe.
Ils précisent que LFI a proposé “dès 2022 un moratoire sur les ZFE pour les conditionner à un développement massif de l’offre de transport en commun”, “pour une écologie populaire qui n’oublie personne”. “L’État se doit de garantir un droit à la mobilité à toutes et tous”, ajoute le communiqué. “Développer les transports en commun public, c’est écologique et économique”, insistent les députés LFI.
Pour résumer cette ligne fatiguée : t’es pauvre, donc t’es victime de tout, responsable de rien, alors vas-y, t’as tous les droits, jusqu’au droit de pourrir ta santé et celle des autres en même temps.
Infantilisant et antisocial à la fois. Chapeau. Ça m’agace pas mal.
Non, c’est la ligne « écologie sans justice sociale c’est du jardinage » qu’ils défendent.
Je me souviens que c’était toi l’autre jour déjà qui faisait une injonction idiote au virilisme, il y a un thème d’une supériorité morale imaginaire sur les autres dans tes interactions. Garde ton mépris pour toi, il suinte la merde.
On est devant une différence de philosophie, c’est tout. A toi de dire que la tienne est meilleure, à moi de dire le contraire. Pour toi, tout vient “du système”, l’individu n’y peut rien. Je trouve cette vision désespérante, au sens littéral. Pour moi c’est une évidence que tout système, toute société, n’est que la somme des individus qui le compose. Et ces individus ne sont en général pas de enfants mais des adultes. Encore une fois : une différence de philosophie.
Pour revenir au concret, ici tu dis en somme que si je suis pauvre j’ai le droit de te frapper sans conséquence. Après tout, quelle est la différence entre frapper et empoisonner ? Il n’y en a pas.
Je tiens à te mettre devant l’absurdité tes propres propos en les rephrasant.
Tu ne fais aucune différence entre :
Tu es un festival vivant de mauvaise foi. Prends du recul sur tes comportements, ils te poussent à avoir des opinions émotionnelles centrées sur la violence, qui te font du mal (tu le dis toi-même, ça t’agace). Quitte à être énervé, essaye au moins de l’être contre des réalités, pas des homme de paille.
5km ça reste non viable sans transports en commun ni aménagement piéton/vélo.
Si tu veux faire abstractions des contextes sociaux et créer une équivalence entre de la violence (symbolique) subie et de la violence (physique) provoquée alors que ces deux choses sont opposées, c’est bien pour toi, mais je ne te suivrai pas dans ton mépris de classe. Embourbe-toi tout seul dedans.
Au moins ça a le mérite de clarifier ta position sur le reste du sujet.
Tu peux tout à fait être, à titre personnel, dans une situation qui ne te permet pas de faire 5km de vélo sans aménagement. Ce que je dis c’est que la situation que tu présentes ne représente pas la réalité : c’est une anomalie statistique ou une exagération.
Aussi, mourir d’un infarctus du myocarde parceque les petits bourgeois de ta ville ont continué de rouler avec leur vieux diesel, ce n’est pas de la violence symbolique. C’est une violence tout à fait physique et concrète, et ce n’est pas être méprisant envers eux que de dire qu’ils donnent la priorité à leurs intérêts financiers plutôt qu’à la santé de tous : c’est une réalité, et certains l’avouent à demi-mots.
Et je suis désolé si je n’ai pas été clair jusqu’à présent mais je pense effectivement qu’il ne faut pas laisser la main invisible du marché gérer l’organisation de nos villes et qu’on doit sortir du mode de fonctionnement actuel en utilisant, entre autre, les moyens législatifs. Je comprends tout à fait que ces idées ne sont pas universelles et qu’on puisse préférer des valeurs de libertés individuelles ou autre. Si je commente c’est avant tout pour corriger les erreurs factuelles, pas par pour dénigrer tes croyances/valeurs.
Ben on est d’accord alors, le problème c’est bien le petit bourge des villes qui veut pas lâcher la voiture alors qu’il a d’autres options.
Tu répondais dans une conversation où l’autre s’en prenait spécifiquement aux prolos qui n’ont pas le choix, d’où la confusion. Son commentaire ultra violent symboliquement a été supprimé, ça aide pas la clarté de lecture.