Depuis hier, Bayrou qui explique que sa baffe était "éducative", ça me rend dingue. On a voté une loi contre les VEO (violences éducatives ordinaires), les chiffres sur les enfants qui meurent sous les coups de leurs parents sont connus, l'omerta se lève petit à petit, mais l'autre continue à justifier son geste.

Ma mère me foutait des baffes régulièrement, mes instits de CM1 et CM2 de l'école publique respectable de mon quartier bourgeois, nous en foutaient régulièrement et les parents d'élèves le savaient et approuvaient. Le jour où je suis revenu avec le tympan crevé, je n'ai rien dit à mes parents parce que je me serais fait engueuler (bah oui, c'était forcément mérité).

Ces violences ne sont pas que des blessures physiques. Ce sont aussi des souffrances psy qui durent des années après.

Et l'autre connard de premier ministre qui vient dire que c'était pour son bien qu'il a foutu une claque au gamin. "C'était une tape, c'était pas violent"

T'aurais vraiment dû disparaitre avec ton vieux monde de boomers, sale type.

@francoismandil
Ce qui est insupportable, c'est que cette violence admise pour des enfants ne l'est plus envers des adultes.

Imaginons un instant que je foute une baffe à #bayrou pour lui inculquer qu'il ne faut pas raconter de conneries. Quelles seraient les conséquences pour moi, alors que je ne veux que participer à son éducation ?

@marctapages @francoismandil parce qu'en société l'enfant et l'adulte ne sont pas sur un pied d'égalité. L'enfant n'a pas de position d'autorité sur l'adulte. On considère d'ailleurs comme anormal qu'un enfant soit obligé d'agir comme un parent en éduquant frères et soeur. Dans ce contexte un enfant qui prend une position d'autorité contre l'adulte est considéré comme déviant. Que des adultes se frappent entre eux est considéré comme moins problématique, de même on considère comme moins problématique des enfants qui se frappent entre eux. Mais un enfant qui frapperait un adulte, c'est un interdit social fort.