Il y a quelques temps, on a regardé Matchstick Men.

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Tout commence avec Roy, un escroc extrêmement compétent vivant à Los Angeles, épaulé par Frank, son associé. Ce dernier essaye de pousser le premier à accomplir plus que les petits coups qu'ils enchaînent, mais le premier refuse systématiquement, souhaitant garder le rythme auquel il est habitué.
En effet, Roy souffre de plusieurs troubles, notamment des TOCs très marqués, mais aussi de l'agoraphobie, de la mysophobie, des attaques de panique… Lorsque par mégarde un matin il perd ses médicaments, sans possibilité de les renouveler, il passe plusieurs jours chez lui à nettoyer sans relâche.
Son partenaire lui trouve alors un psychiatre enclin à lui faire une prescription, mais en échange d'une véritable session, dans laquelle Roy parle de son ex-compagne, avec qui il a eu peut-être un enfant. De fil en aiguille, le voilà avec aussi bien une ado sur les bras qu'une arnaque à mener…
Lorsque j'avais entendu parler du film, j'avais vu un petit extrait et des critiques peut-être pas incroyables mais plutôt positives. Réalisé par Ridley Scott avec Nicolas Cage dans le rôle principal, je m'attendais à passer un plutôt bon moment.
En somme, le film n'est pas mauvais, mais il est… plutôt médiocre. Si vous n'avez jamais vu de film de heist / escroquerie, c'est sûrement une bonne expérience, mais tout est assez prévisible de bout en bout, sans réelle surprise.
Le film est aussi marqué par son époque, et si la réalisation est convenable, certaines transitions dignes de PowerPoint m'ont audiblement fait grogner. De la même manière, on regrettera la manière dont les troubles sont représentés, avec une compréhension très hollywoodienne de leur fonctionnement.
Les acteurs sont dans l'ensemble convenables, avec des dialogues sympathiques mais majoritairement oubliables, et les escroqueries n'ont rien d'incroyable. Le meilleur point reste Nicolas Cage, qui joue en y mettant, comme à son habitude, tout son être, mais cela ne suffit pas à sauver le film.

Au bout du compte, un film qui a surtout le défaut d'être, globalement, ennuyeux. Dommage.

4/10, même s'il y a quelques répliques amusantes.