@dne Et j'ai vu qu'il y avait ce local à Rennes qui parlait de ces questions aussi.
204 likes, 1 comments - loukanikos_rennes on February 5, 2025: "Contrairement à la chanson de Henri Salvador, on veut pas "ne rien faire" pour garder la santé, on veut faire plein de choses, dans une société libérée du travail et du capital. Nous sommes loin d'être les seuls à en avoir plein le dos du travail et de son idéologie. Du berceau au caveau en passant par l'école, la réinsertion ou le bénévolat, on nous contraint à une vie de travail qui semble de plus en plus absurde. Nous ce qu'on veut c'est être des tire-au-flanc et détruire l'exploitation ! Nous vendons 8,10,12 heures de notre vie chaque jour, pendant des dizaines et des dizaines d'années pour un salaire dont nous avons besoin pour survivre... et retourner travailler. Parce qu'on a besoin d'argent pour payer nos loyers, se nourrir et se soigner, pour s'éloigner un peu des huissiers, des vigiles et des flics. Le fruit de notre travail ne nous appartient pas, il appartient aux patrons. Après nous avoir salarié pour produire des choses, ou fournir des services, ils nous revendent une petite partie, pour se refaire du profit au passage. Durant la pandémie COVID, nous étions des dizaines de millions à sortir pour aller taffer à l'usine, à l'hôpital, dans la grande distribution ou en livraison car nous ne pouvions pas faire autrement. Dans les moments de crise, ce sont toujours les mêmes qui doivent continuer à fournir l'effort pour que les capitalistes s'enrichissent sur notre dos en nous maintenant au taf. Nous étions aussi des millions à rester chez nous, "pour le bien de tous". Forcés au chômage technique, nous avons subi l'isolement et l'enfermement pendant le confinement avec parfois comme seule perspective de lien social, un retour au travail. Et encore, beaucoup se sont retrouvés en télé-travail, dans des conditions différentes, mais fallait continuer de faire tourner la machine à distance ! Aux Etats-Unis, on parle de 47 millions de personnes qui ont lâché leur boulot à la fin de la pandémie, le montrant sur les réseaux sociaux, tant ils étaient fiers de pouvoir se casser ! Les travailleurs filmaient leur démission à coup de gros fucks aux patrons et de piles de dossiers envoyées en pleine figure sous les sourires approbateurs de leurs collègues. Mêm".