« Il y a en moi comme un trou, un manque, qui est celui de votre présence, dans ma gorge je sens s'accumuler les mots que je ne peux pas vous dire - ça me fait éprouver pour vous un amour aussi douloureux que si on me faisait passer à travers un hachoir à viande. Chez vous, j'avais mes rues, des rues connues avec des pierres qui disaient bonjour à mes pieds quand ils leur marchaient dessus. »
Irmgard Keun, Une vie étincelante, éditions du Typhon, 2023, p.92