Je vais faire un enregistrement CNAME de The Conversation sur mon blog si ça continue.

Le fact-checking n’est pas inutile, mais il ne résout pas le problème central. Ce qu’il faudrait, c’est identifier les canaux de communication, ces chemins cloisonnés qui vont des émetteurs aux communautés qu’ils ciblent, et les occuper. Un bon début sera de tempérer les torrents de haine, qui incitent des gens à commettre des actes violents, en créant d’autres sources qui émettraient d’autres messages, de meilleure qualité. On pourrait même bloquer certains réseaux responsables de ces contenus.Wow, c'était tellement sourcé !

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Émeutes xénophobes au Royaume-Uni : comment lutter contre les fausses rumeurs et la haine en ligne ?

Des violences racistes inédites frappent le Royaume-Uni, après la mort de 3 fillettes tuées au couteau, le 29 juillet dernier. De fausses rumeurs enflamment les réseaux et les rues : comment les déconstruire ?

The Conversation
Les interfaces des réseaux sociaux incitent à la haine et encouragent la stupidité. En fait, pour une personne accro aux notifications d'approbation (likes, partages, etc.), ne publier que des commentaires, disposant des mêmes récompenses "communautaires", mais impliquant un investissement intellectuel moindre est un calcul tout à fait rationnel !

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La maltraitance numérique

Addiction et biopouvoir Mes réflexions sur la maltraitance de classe viennent d'une étude des dispositifs de pouvoir (Foucault, 1975) de...

Océane
Le problème n'est pas seulement #Facebook ou #Twitter, mais l'ensemble du web 2.0. Le #web est une bonne idée, mais faite par un homme blanc cisgenre travaillant au Cern, ignorant le pouvoir destructeur de quelques personnes/entités malveillantes pour une large part de la population. (Qui, cela dit en passant, s'était opposé à l'introduction des balises – puis Brendan Eich avait pris l'internet en otage avec ses "innovations" de chien de la casse. L'IETF avait publié un avertissement sur l'usage des cookies tiers, rétracté depuis. Bref, le Tim Berners-Lee de la fin des années 80 me paraît un peu naïf, mais absolument pas incompétent ou stupide.)

À ce problème s'articulent deux approches : la première, "réformiste", internationalisée, ergonomique, largement financée, consiste bien entendu à développer des services web 2.0 plus éthiques, c'est celle que tout le monde aime, c'est celle de
#Framasoft.

La seconde, "révolutionnaire", consiste à développer des logiciels de rédaction/production de sites web en local, hors-ligne, avec par exemple des générateurs de sites web statiques : c'est celle du projet
#GNU, de Haunt, d'OrgMode, de Skribilo, d'Emacs, de Zola, etc. Elle repose encore sur un système de documentation puissant mais inaccessible au commun des mortel·les, elle n'est quasiment pas traduite en français – à l'exception du projet Guix – ; et puisque Microsoft fait absolument tout son possible pour la freiner, elle est moins bien financée que la première, qui repose sur le web.

Ses membres utilisent des protocoles non-web pour communiquer, comme l'IRC,
l'XMPP, etc. J'adore l'XMPP mais à ma connaissance, il est inutile de s'en servir si ce n'est pas pour interagir avec les camarades adhérent à cette seconde approche.

L'articulation de ces deux approches me fait penser à celle revendiquée par la
#CharteDAmiens, entre la libération des contraintes du travail au jour le jour et l'abolition du salariat : c'est parce que l'on sera plus reposé·es, plus créatif·ves avec un clavier, plus capables de transmettre des idées, mieux informé·es, mieux disposé·es envers nos proches et envers nos collègues, que l'on pourra revendiquer qui le socialisme autogestionnaire, qui le communisme libertaire. [1] De même est-ce grâce à Mastodon (malgré toutes ses faiblesses) que les victimes de Twitter peuvent découvrir Gemini, l'IRC, les tildes, et plus généralement l'approche "révolutionnaire".

[1] Ces revendications, je le répète, ne sont pas non plus conflictuelles : l'objectif est de mettre fin au capitalisme le plus vite possible ; savoir si on y parvient grâce à l'internet ou grâce au syndicalisme révolutionnaire en premier ne m'importe pas des masses. On milite et on voit ce qui se passe.

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Haunt — dthompson

@oceane
C'est dense comme texte. Je ne pige pas toutes les articulations. Mais il y a de l'inspiration.