Comme le dit @sarajw , sur Mastodon, l’algorithme, c’est nous !

Il n’y a qu’une seule manière d’influencer ce que nous voyons : en boostant. En partageant !

Que vous soyez débutants ou ancien Mastonaute blasé, que vous ayez 1 follower ou un compte à 5 chiffres, partagez !

Partagez ce que vous aimez, ce que vous trouvez intéressant, ce qui vous fait rire. Boostez ! Partagez !

Cela ne coûte rien et cela fait vivre le réseau. Cela permettra peut-être des découvertes imprévues.

Partagez !

@ploum how long do I have to be here to be allowed to call myself an "ancien Mastonaute blasé" ? 🥰
@sarajw nearly 2 years in mastodon years are equivalent to 15 years on the rest of the Web. You can call yourself blasé anytime. :) @ploum
@switch @ploum heeee! It was translated into something like "jaded old Mastonaut" which was already amazing, but it comes across a lot more poetic in French 😙👌
@ploum Amen, j'adorerai que les gens boostent davantage (et ça inclus booster leur propres posts ! ) mais je sais pas, j'ai l'impression que c'est vraiment une habitude qui est difficile à prendre pour beaucoup. Je l'ai mis dans un mes posts épinglés mais j'aimerai pouvoir faire un peu plus pour que ça devienne davantage une habitude ha ha

@Yamakyu @ploum
#Algo

Si c'est Masto, c'est toi l'Algo ! 🔁🚀

Au début j'avais un peu de mal avec les boosteurs en série qui surchargent flux et profils, et d'ailleurs j'utilise encore moi-même le boost avec parcimonie, mais depuis que j'utilise l'interface @phanpy qui affiche ça en carousel c'est nickel, boost à volonté !
@ploum le #hashtag marche bien aussi.
Comme il est possible de suivre non pas seulement des comptes, mais des hashtag aussi. Ça permet de découvrir du monde, et ceux qui utilisent ces hashtag de se faire découvrir plus facilement, et éventuellement de voir leurs publications boostées.
@ploum Coucou, un problème justement des multinationales états-uniennes de l'informaion et de la communication (dont l'acronyme, Meic, est d'ailleurs délicieusement misandre, par homophonie, même je considère que donner un vernis militant à ses catharsis devient très vite essentialisant et donc notamment transphobe – la blague, en privé, reste très drôle) est qu'elles visent à un usage aussi peu intentionnel que possible. Le Markdown en est un bon exemple puisque son principal intérêt est de permettre la production de documents (notamment HTML) sans appel à des fichiers externes, et donc, typiquement, sans bibligraphie. L'export au format PDF passe donc soit par des en-têtes dans d'autres langages (comme le Yaml), soit en codant ses spécifications en dur dans ses propres outils ; bref, c'est une incarnatoin du web 2.0, une gabégie.

Le principal usage du Markdown en ligne n'est pas à destination de jardins numériques : il vise à la production de documents collaboratifs, au format HTML, appartenant en réalité à des millionnaires, qui y associeront de l'optimisation pour l'engagement et un système de récompenses sociales, associées à des mécanismes de visibilité des messages, afin d'encourager les personnes normales à valoriser les actifs des entreprises, d'une part, et d'autre part, à dissimuler ceux des personnes les plus en souffrance, les plus maltraitées par ces entreprises, qui se retrouvent d'ailleurs assez naturellement, comme sur Twitter et comme ici sur Mastodon, à crier. En d'autres termes, le Markdown est utilisé par des capitalistes, d'une manière profondément aliénante ; les langages Org-mode et Skribe sont beaucoup plus puissants et conçus pour un usage local, ce qui reviendrait à promouvoir un usage intentionnel des ordinateurs.

Sans le langage Org-mode, j`aurais littéralement rechuté en dépression. C'est grâce au langage Org-mode, et en dépit de l'usage dominant de Markdown sur le web, que je me lave et que je commence à faire le ménage chez moi. C'est justement parce que cette forme d'appropriation et d'aliénation dépend d'un usage non-intentionnel et toujours proche de la dépression de ce que l'on appelle, à tort, « ordinateurs » que je dis que l'usage dominant du Markdown renvoie plus à la production de glissements de terrains : un amalgame d'expériences et de sentiments mélangés, irrésistiblement attirés vers le bas, vers une page HTML ou ils perdront tout semblant de structure, reposant sur un besoin scolaire mal digéré d'assimilation à un régime de présomption de sapience, sujet sur lequel je prépare un long billet de blog.

Pour le résumer très rapidement : lorsque nous venons au monde, nous apprenons très vite à nous subordonner à des adultes sachant mieux que nous, nos parents puis nos profs. Le système de notation scolaire apprend aux enfants de pauvres à rester à une place productive subalterne, les enfants apprennent très vite à reproduire des violences de classe.

1/3
@ploum
La création de couches techniques visant à simplifier des problèmes techniques pour tout un système patronal (des salarié·es d'ESN écrivant du code pour le compte de leurs patrons, visant à accroître les recettes et les marges pour le compte d'autres patron visant à la même chose) est un problème réel, visant notamment à rendre les salarié·es aussi remplaçables que possible, mais ce problème repose aussi sur tout un phénomène de présomption de sapience donnant foi, à l'industrie des TIC, en une « chaîne logistique » qui n'est, pour reprendre un billet d'Ariadne Conill, qu'un tas de déchet dans lequel l'industrie foullerait comme un raton-laveur. Dans tous les cas, on retrouve le même format :

- des tartines d'enfants issus de « la classe moyenne » dans des copies d'examen,
- l'usage de bibliothèques implémentant des fonctionnalités non-nécessaires, prenant du temps d'exécuion et amenant des risques de dysfonctionnements,
- la recherche d'un « juste milieu » « politiquement raisonnable » entre un réseau de mensonges appelant à persécuter des minorités et des revendications radicales basées sur, ou confirmées par, la recherche scientifique,
- du « social bloat » comme sur Mastodon, qui passe mal à l'échelle,
-
etc.

Et tout ça est dû à un usage non-intentionnel du web ; par exemple, j'ai lu il y a quelques années un billet se demandant si la ressemblance du dernier logo de Google avec des aimants à frigo était vraiment une coïncidence (je ne sais pas si t'as la ref). De mon point de vue, ce logo pourrait avoir pour principal objectif d'inspirer à leurs développeur·euses la meilleure infantilisation de leurs utilisataires possible, la plus bienveillante, la plus maternelle possible. On retrouve une idée de présomption de sapience, imposée en réalité aux utilisataires non-anglophones par le manque d'internationalisation de nos logiciels libres : Google saurait mieux que les utilisataires des smartphones ce qui serait bon pour elleux, et notamment où leurs données devraient aller. Android répond au double impératif de donner à ses utilisataires un sentiment d'aliénation bienveillante (on n'achète pas un nouveau téléphone, on « loue » Android en s'achetant un nouveau téléphone) et d'imposition faussement maternelle des manières de répondre à ses besoins les plus adaptées. Une illusion. Une matrice.

2/3
@ploum
Je crois donc voir une continuité entre l'usage non-intentionnel que tu me sembles promouvoir dans ton post, le langage Markdown, et l'aliénation suave du web 2.0 promu par Google. (Drew Devault a suggéré que Gemini devait être un protocole en lecture seule, mis à jour à travers d'autres protocoles comme SSH ; je prétends que ce serait précisément ce web-là que l'on aurait perdu.)

Il y a pire : la souffrance des victimes de maltraitance numérique repose sur une sèrie de dispositifs de pouvoir (des « dark patterns ») produisant notamment ce que j'appelle leur double exploitation, en tant que production-consommation circulaire de contenus. Les victimes de maltraitance numérique sont maintenues devant leurs écrans, isolées dans un espace (domestique) situé au cœur d'une société différenciée, ce qui caractérise selon Lahire (dans « L'homme pluriel », 1998) une institution totale. Un autre aspect des institutions totales, comme l'armée ou l'hôpital, est justement leur prise en charge des besoins de leurs membres, ce qui donne à leur reprogrammation un aspect rassurant (« Asiles », E. Goffman, 1961). Entre Android, le Markdown, la double exploitation collant presque au sens andersien du monstrueux (lire « Nous, fils d'Eichmann », Günther Anders, 2001) et les dispositfs de partage de Twitter et de Mastodon, on ne peut pas ne pas être en plein dans la thématique foucaldienne du réseau de pouvoir (Foucault, « Surveiller et punir », 1975), dans laquelle ton post me paraît s'insérer d'une manière tout à fait anecdotique au niveau systémique, mais révélatrice et productrice d'un processus inachevé de rétablissement de l'aliénation de notre rapport au numérique par les promoteurs du web 2.0.

3/3

@oceane @ploum

😱

T'as pas une version

@Gergovie @ploum Ah bah si je donne une conférence aux JDLL à ce sujet-là en 2025.

Edit : l'image est le logo « Pour les nuls » avec leur mascotte, sur le fond jaune caractérisant ces livres.
@Gergovie @ploum Enfin elle a pas encore été acceptée mais comme je vais leur proposer une formation sur les liens entre logiciels libres et antiracisme, je pense qu'elle le sera.
@Gergovie @ploum T'as peut-être envie de commencer par xn--ocane-csa.fr/la-maltraitance-numerique. Je peux aussi t'envoyer un PDF si tu veux. Idem pour xn--ocane-csa.fr/la-spectacularisation-de-lhumain-augmente.
La maltraitance numérique

Addiction et biopouvoir Mes réflexions sur la maltraitance de classe viennent d'une étude des dispositifs de pouvoir (Foucault, 1975) de...

Océane

@ploum @sarajw

Environ 1 mois de " test " et je retrouve quoi ? Le même type de raisonnement que sur les réseaux mainstream ...

J'ai volontairement fait un démarrage " troll " pour constater ce qui tombe avec l'exploration. => un tas de turicules ( comprendre tours excrementielles ) de tous bords .

Je pensais trouver un réseau " intelligent " avec des pensées réelles, réfléchies et fondées avec des, a minima, idéologies scientifiques et non des " re-"tweet " primaires "

@ploum @sarajw et en plus il n'y a pas de publicité ou de publication sponsorisée qui viennent polluer le réseau
@ploum @sarajw Bonne idée, je vais booster ton message pour l'aider être vu de tous. 😛

@ploum @sarajw

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#SiCMastoCToiLAlgo