Tiens, pour ce tout premier #MastoZik, on a sorti un CD qu'on écoute pas souvent : la B.O. du docu For All Mankind (1989), imaginée dès 1983 par Brian Eno avec l'aide du producteur Daniel Lanois et de Roger Eno.

“Apollo: Atmospheres & Soundtracks”
Une mise en musique des missions Apollo.

Une musique sobre mais éclairée, comme toujours chez Eno. Ce qu'il fallait avant la restitution d'un audit client ce matin.

À noter qu'un extrait d'Apollo apparaît dans la B.O. de Trainspotting (“Deep Blue Day”, dans la scène des toilettes). Et que la transition idéale, sortant de là, c'est sans doute le "No Suprises" de Radiohead sur OK Computer en 1997.

Essayez donc.

Tiens, vendredi.
Le moment d'un petit #MastoZik pour mieux préparer cette dernière journée de la semaine.

@mperrien le sait aussi bien que moi, on revient toujours à R.E.M.
Toujours.

Tant ce groupe a structuré la musique au cours des 45 dernières années. Tant ce groupe a une discographie parfaite. Tant ce groupe a toujours conservé, quelque part, une étincelle qui a surpris, ému, rassuré… explosé.

On néglige, la faute aux allures bêtement pop – depuis "Losing My Religion", ou "Document" – à quel point R.E.M. est important.
Aussi important que les Beatles.

Ouais.
Alors pour changer, ce matin : "Up", l'opus de 1997, en CD, sur la platine.

Une rapide exploration de la CDThèque, ce soir, le temps d'un #MastoZik, nous fait ressortir un album de 1994.
L'un parmi les premiers CDs que j'ai achetés, sans doute. Ouais.

Il dit y avoir une règle, quelque part, qui dit que les plus beaux albums français ont été enregistrés à Londres. Six ans après les Nuits Martiennes de Daho, l'Albion de William Sheller est une perle.
Non, pas une perle. C'est trop lisse une perle.
Une sorte de diamant brut, sorti tout droit de la mine, loin des clichés orchestraux du Frenchy et surtout loin du Sheller en Solitaire qui avait rassemblé tous les suffrages à peine trois ans plus tôt.

Et j'apporterai des roses.

Je me souviens.
Dans la musique qui a compté, à cette charnière des années '90 et 2000, cette zik qu'on achetait en CD, qu'on rippait chez des amis, qu'on téléchargeait de manière brouillonne sur Napster et qu'on écoutait chez Francis Zégut sur #ZikWeb, il y avait les belges de K's Choice.

C'était du rock, mais pas du rock pareil. De rock avec des histoires banales et tristes derrière. Des voix féminies et différentes aussi. Les belges de K's Choice, je les avais découverts quelques années avant sur l'antenne lillois d'Europe 2, parce que proche de la Belgique, parce que l'époque de Léa & Paul.

C'était y a longtemps.
Je me souviens.
ça mérite un #MastoZik.

Un petit #MastoZik ?
Paraît qui y en a qui aiment ça. ;-)

Dans les bacs et les rayons de la FNAC des Italiens ou du Virgin des Champs que je fouillais il y a 25 ans, il y avait parfois des trucs un peu bizarre.
Comme cette compil, "du Rififi au Ciné" qui reprend quelques-uns des plus grands thèmes du film noir à la française des années 50 et 60 : Mélodie en sous-sol, Le Cave se rebiffe, Le Gorille vous salue bien, etc.
Un occasion quand même assez unique de retrouver sur le même CD Michel Magne, Michel Legrand et Georges Delerue.
Et une bande son pas dégueu pour un après-midi de travail. Manque juste un whisky et un automatique posé sur le bureau…

Dans la série des albums parfaits, des incontournables qui peuplent la Kallax, là, à côté du bureau et sous la platine, il y a cette merveille signée Véronique Sanson en 1977 : Hollywood.

Le plus californien des albums français, par la plus californienne des artistes française. Des guitares électriques, des chœurs, des cuivres, du rythmes, Alain Chamfort aussi, qui passait par là...

Des "Délices d'Hollywood" à "How Many Lies", de "Bernard's Song" à "Y'a pas de doute il faut que je m'en aille", cet album est comme un mouvement perpétuel : plus moyen de s'arrêter quand il a commencé à tourner !

Véronique Sanson - Hollywood (1977)
#MastoZik #VendrediMusique

Dans les années 1980, il y a deux artistes français mainstream qui ont une lecture fine et touchante du monde qui les entoure : Alain Souchon et Louis Chédid.

En 1985, ils se font l'écho de leurs inquiétudes politiques. Chédid en solo d'abord avec son magnifique "Anne, ma soeur Anne" puis en s'invitant sur la prochaine galette de Souchon le temps d'un "Pays industriels" et d'un "Vous êtes lents".
Ajoutez "Portbail" et "Pourquoi tu t'prépares ?" de Souchon seul, et la "Ballade de Jim" avec le compère Voulzy. Vous avez l'album français parfait des eighties.
À jamais dans les cœurs.

Alain Souchon - C'est Comme Vous Voulez (1985)

#MastoZik #VendrediMusique

Puisqu'on en est dans les albums parfaits des eighties, il faut l'admettre : le "No Parlez" du beau gosse britannique Paul Young se pose là.

Entre des hits ciselés pour le futur Top 50 ("Come Back and Stay", "Love of the Common People"…) et des ovnis sonores, magies du mix et des futures boîtes à samples (ouais, Eurythmics n'est pas loin) que sont "Ku Ku Kurama" et "No Parlez", mon cœur ne balance pas réellement. Il suit le rythme, la voix, la vibe…

C'est produit comme il faut, comme une hit-machine pop de quoi ? 1983 ?
Ouais. Un son, une époque. Une image.

Pour toujours dans les oreilles.

Paul Young - No Parlez (1983)

#MastoZik #VendrediMusique

Dans la série des albums idéaux, on avait peut-être un peu trop vite oublié le somptueux Spoon and Rafter signé Mojave 3 en 2003.

Créé en 1995, signé chez AD dans la foulée... si on a connu Mojave 3 en France, c'est surtout pour Bluebird of Happiness, musique un temps des publicités Eau des Merveilles d'Hermès.
Ne nous cachons pas, c'est cette pub qui m'avait fait acheter l'album Spoon and Rafter et le suivant, Puzzles like you.

Une pop feel good, aérienne, légère.
Mojave 3 reste un beau, très beau souvenir même, au fond d'un des tiroirs de la discothèque.

Mojave 3 - Spoon and Rafter (2003)

#MastoZik #VendrediMuZik