Aujourd'hui on parle d'identité -oui, c'est pas le sujet le plus facile, mais hé, c'est que de la p'tite bédé après tout 🦝

@Shyle Ca me pose la question : si on est défini (essentiellement) par ce qu'on fait, dans quelle mesure on est défini par ce qu'on ne fait pas ?

J'veux dire, il y a plusieurs raisons pour lesquelles on ne fait pas quelque chose : lâcheté, paresse, incapacité, impossibilité, indécision... Un grand nombre de ces raisons sont motivés par des choix, mais pas mal justement par cette absence de choix (possibilités d'ailleurs en grande partie définies par le déterminisme, sociale, culturel, génétique etc.).

Du coup, est-ce que finalement est-ce qu'on fait est si déconnecté de qui on est, à la base ?

@VioB On est pas défini QUE par ce qu'on fait, mais "surtout" parce qu'on fait :) Par exemple, tu peux être gay et ne pas pouvoir le dire en société, ne pas l'avoir analysé, ou juste être bi et n'avoir jamais trouvé de partenaire de ton genre.
@Shyle Justement, dans le dernier cas ça ressemble plus à quelque chose sur lequel on a pas vraiment de contrôle, dans la mesure où on pourrait certes décider de se contenter de ce qu'on a sous la main, mais le fait qu'on soit pas satisfait d'un partenaire n'est pas à priori quelque chose qu'on a une prise.

@Shyle Après, tu vas dire que je suis très terre-à-terre, mais quel est vraiment la part de décision que l'on peut exclure des mécanismes purement physiologiques ?

Je sais pas, je sais pas.

@VioB Je répète qu'on est *en partie* ce qu'on fait.

Mais même si tu veux pousser l'exemple, reprenons le cas d'être bi. Il n'est pas obligatoire pour un bi de coucher avec quelqu'un de son genre. Par contre si tu n'y a jamais rêvé, pensé, même sans te l'avouer, et bah tu n'es pas bi. On revient aux actions.

Après la question était pas "décide t-on ce que l'on est ? " , auquel cas je dirais "très peu". On peut écrire 300 pages sur le sujet, le but ici était de replacer le factuel dans le sujet

@Shyle Hum, je suis pas complètement sûre d'être d'accord, mais c'est vrai qu'au fond, ce qui comptent vraiment c'est probablement plus les actes, effectivement.