#vendredilecture férié à Berlin, le temps de finir le deuxième #VladimirSorokin de l’année, après « Die Konkreten » en janvier. Vient alors de sortir « Doktor Garin » en allemand, roman dystopique d’environ 600 pages et deuxième volet d’une trilogie à compléter. C’est la continuation de l’histoire très étrange du docteur Platon Ilitch Garine, le protagoniste du « Der Schneesturm » de 2012 (publié en français en 2011, « La tourmente »). Dans tome 2 Garine n’est plus médecin de campagne en mission contre l’épidémie de zombies mais dirige désormais (nous sommes en 2050) un sanatorium psychiatrique dans les montagnes de l’Altaï. https://www.book2look.com/book/9783462002867 1/3
Doktor Garin : Vladimir Sorokin

Ein groteskkomischer Roadtrip durch eine posthumane Welt des Chaos und des Krieges, in der es einen einzigen Gewinner gibt: die Liebe. Doktor Garin hat den »Schneesturm« überlebt und ist zehn Jahre später Chefarzt auf Titanfüßen von einer psychiatrischen Klinik im Altaigebirge. Hier residieren die sogenannten political beings – Donald, Wladimir, Emmanuel und Angela, Silvio, Shinzo, Boris und Justin – in Luxussuiten. Was sie alle verbindet: Sie essen, hüpfen, denken und sprechen mit dem Hinterteil. Und sind geplagt von komplexen Neurosen. Doktor Garin gelingt es, sie mit seiner speziellen Schocktherapie zu beruhigen. Er will die Menschheit heilen, ihre Zombifizierung verhindern in einer posthumanen Welt, in der es von künstlichen Wesen mit invalidem Körper und Geist nur so wimmelt. Dabei steht ihm seine Assistentin und Geliebte Mascha fest zur Seite. Bis erneut eine Atombombe fällt, das Sanatorium ausradiert wird und der Doktor und sein Team gigantische Bioroboter aktivieren müssen, um auf ihren Rücken zu fliehen. Eine Odyssee durch eine absurde Welt beginnt, die Garin und Mascha voneinander trennt … Ein dystopischer Abenteuerroman à la Sorokin – verstörend und unfassbar unterhaltsam.

Les huit patient•es de l’établissement ne sont en fait que des épaves humaines, « booties » caricaturalement déformées, sans jambes, bras atrophiés directement attachés aux fesses géantes, des gueules gargantuesques rien que pour se goinfrer et dire des bêtises – les chef•fes d’états de l’ancien Groupe des huit qu’on identifie par leurs prénoms : Angela, Boris, Donald, Emmanuel, Justin, Shinzo, Silvio et Vladimir. Du coup, le bon docteur, ses collegues et son petit troupeau d’imbéciles doivent fuir la guerre nucléaire conventionnelle qui les menace dans leur asile, et ils montent sur leurs bio-robots et se mettent en route vers le nord de la Russie. 2/3
Commence alors ce qu’en quatrième de couverture on appelle un « roadtrip grotesque-comique ». Mais c’est plutôt dans la voie de Tolstoï, Tourgueniev ou Gogol qu’il se meut, ce #VladimirSorokine faisant semblant d’avoir perdu tout espoir de pouvoir rentrer en Russie un jour, sans se faire massacrer, au moins. Vu l’impertinence mordante et grossière dont il traite les idiocrates, on comprend pourquoi il ne bouge plus de Berlin où il habite depuis l’invasion de l’Ukraine. Mais pour l’instant il est quand-même encore publié par AST, maison d’édition à Moscou : la fin de la trilogie (« Наследие », c.à.d. « héritage ») est sorti en octobre dernier. 3/3