Hier on disséquait un GAFAM pour comprendre pourquoi il concentre autant de pouvoirs. Aujourd'hui on s'intéresse à comment il utilise ces pouvoirs pour les mettre au service de la publicité.
L'objectif de rentabilité des réseaux sociaux commerciaux les motive à façonner l'espace dont ils sont maîtres dans l'objectif de visibiliser la publicité.
Pour cela, ils mettent en avant les contenus qui créent du "buz" en boostant artificiellement leur visibilité.

Le but de cette manœuvre est de pousser les utilisateur·rices :
- à rester le plus longtemps possible sur la plateforme pour être exposé·es à la pub plus longtemps
- à ressentir un engagement fort vis-à-vis des contenus pour être plus réceptif·ves à la pub

#economiedelattention

En pratique, les contenus "boostés" sont souvent les plus problématiques (haineux, violents).
On se rappelle par exemple de la tuerie de Christchurch diffusée par son auteur sur Facebook, partagée en masse par l'extrême droite et suscitant inquiétude et offuscation des autres gens.

L'algorithme d'organisation des contenus, aveugle aux posts qu'il "booste" avait donné à ces atroces images une viralité mondiale.

https://www.laquadrature.net/2019/05/15/christchurch-les-pyromanes-appeles-a-eteindre-lincendie/

Christchurch : les pyromanes appelés à éteindre l'incendie

Tribune d'Arthur. Emmanuel Macron et Jacinda Ardern, première ministre néo-zélandaise, ont lancé aujourd'hui l' « appel de Christchurch ». Suite à l'attentat survenu il y a deux mois, cet appel est lancé en réaction au fait que la vidéo de la tuerie aurait largement tourné sur Facebook et Google

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Malheureusement, ces lois ne remontent pas à la racine du problème : l'économie de l'attention.
Au contraire, elles valident le caractère centralisé des plateformes en imposant des délais de retrait très courts, imposant l'usage d'algo de filtrage (nécessitant de gros moyens).

Mettre en avant certains contenus, c'est en mettre d'autres en retrait. Les posts qui ne respectent pas les logiques de l'économie de l'attention, même s'ils sont vérifiés, étayés et pertinents dans un débat se retrouvent avec peu de visibilité.

#censureparenterrement

En se détachant des logiques commerciales, les réseaux sociaux libres et décentralisés ne pratiquent pas cette organisation des contenus, et ne boostent pas les post haineux et violents.

Si l'on reprend l'exemple du fédivers, qui fonctionne par instances (= une version du logiciel de réseaux social installée sur un serveur), la diffusion de ce type de contenus se retrouve même plutôt naturellement freinée.

Chaque instance peut bloquer la diffusion d'un post en le modérant par des mains humaines, plus justes et fines dans leur manière d'appréhender le contenu que des algorithmes.

Imposer l'interopérabilité aux grosses plateforme ferait tendre l'écosystème des réseaux sociaux vers ce fonctionnement et rendrait ainsi toutes les lois de censure inutiles (si tant est qu'elles aient été utiles).

https://www.laquadrature.net/interop/

Pour l'interopérabilité des réseaux sociaux

L'interopérabilité, c'est-à-dire la capacité pour différents systèmes de communiquer entre eux, est omniprésente dans notre quotidien. Partout où sont établis des standards – dans la langue et l'écriture, dans la circulation routière, dans les pièces mécaniques de nos machines, dans la connectique d

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Et ce n'est qu'un argument de plus en faveur de l'obligation d'interopérabilité pour les gros réseaux sociaux. On revient demain avec encore un autre thread.
D'ici là on espère fort recevoir plein de dons !

https://www.laquadrature.net/donner/

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Aujourd’hui, plus personne ne hausse les épaules de façon crédible quand on parle d’un retour des fascismes. À La Quadrature du Net, nous parlons « d’autoritarisme » depuis longtemps. Mais ce qu’on a longtemps pris pour une série d’escarmouches ressemble aujourd’hui de plus en plus à une attaque coh

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