Apparemment les salaires ne suivent pas les profits, et ce n'est pas spécifique à la France.

Je ne sais pas si c'est à cause de cela, mais ce que je sais c'est que depuis une décennie, c'est précisément l'objet de différentes politiques publiques de réduire le pouvoir de négociation des salaires.

Cette politique répondait en gros à l'idée que les salaires et les prix étaient trop dynamiques en France par rapport à l'Allemagne et qu'il fallait changer de sentier.
1/n

Parmi les décisions de politiques publiques qui visaient à flexibiliser le marché du travail et à diminuer ainsi le rapport de force des salariés dans les entreprises on peut citer

- peut-être l'inversion de la hierarchie des normes (pas sûr)
- les différentes loi travail
- l'absence de revalorisation discrétionnaire du SMIC
- le choix d'utiliser la prime d'activité pour soutenir le pouvoir d'achat
- le gel durable du point d'indice
- la prime Macron comme substitut aux hausses de salaire
2/n

@michaelzemmour à la limite le gel du point d'indice, je suis pas persuadée qu'il ait pour objectif de réduire le pouvoir de négociation. ça ressemble plutôt à une variable d'ajustement dans la dépense publique que tu peux remonter d'un poilounet en cas de conflit social.

Par contre l'inversion de la hiérarchie des normes, pourquoi pas sûr ? A priori ça flexibilise et ça bouscule carrément le rapport de force/réduit la capacité de négociation des salariés, non ?

@fuckingkaramazov

Ça sert à négocier des primes ponctuelles plutôt que des vraies augmentations de salaire.

Et puis ça aide à faire des reformes des retraites en arguant que les caisses sont déficitaires, les salaires (et donc les cotisations) n'augmentant pas au moins autant que l'inflation.

@michaelzemmour