Ce n'est pas Macron seul qui a abîmé les partis "traditionnels" que sont le PS et les Républicains. Les trajectoires de Sarkozy et Royal, aux positions ambiguës sur la Russie, Raoult ou les extrêmes de chacun de leurs bords, montrent cette déliquescence de ce que faisaient ces partis, à savoir des partis de gouvernements, capables de s'opposer, d'être plus ou moins crédibles. Aujourd'hui, pour beaucoup, et c'est effrayant, il ne reste que le RN. Ces figures ne font que soutenir ce constat biaisé
Non pas que le RN soit mesuré, cela va de soi, mais que ceux qui ont tourné de près ou de loin de la tête de l'État (Sarkozy, Royal, Fillon...) ont divergé vers des positions dangereuses. A côté, Valls ferait figure de stagiaire. Et donc pour les gens, ces politiciens qui ont provoqué le "déclin de la France", ce qui est selon le sujet partiellement faux, ne sont plus crus, encore plus après ces pas de côté. Ils ne restent que des Faure ou Ciotti. Ça montre bien ce manque d'incarnation crédible.
Les citoyens français ont toujours été plus à droite qu'à gauche de manière générale. D'où la nécessité d'une exemplarité à gauche. Quand Jean-Luc Mélenchon encourage la candidature de Ségolène Royal ou que Médine est invité par EELV dans leurs universités d'été (sur ce dernier point, je parle d'image, pas de réalité de l'artiste, car la communication est l'essentiel de la politique aujourd'hui), la gauche s'abîme, se décrédibilise. Et la possibilité d'un leadership clair et crédible disparaît.