Le covid n’a jamais disparu, malgré la désinformation et le déni - Autodéfense sanitaire
Non le covid ne « revient » pas. Il n’est jamais parti.
Depuis des mois, voire des années maintenant, on nous sert un discours comme quoi le covid serait devenu « bénin », un « simple rhume » (depuis Omicron au moins, qui a pourtant énormément tué : plus de 38 000 décès directs (officiels) en France rien qu’en 2022, sans compter tous les décès indirects).
À titre de comparaison : les accidents de la route tuent environ 3 000 personnes par an ! Douze fois moins que le covid « bénin » en 2022 ! Le terrorisme, qui fait régulièrement la Une et sert de prétexte à des mesures toujours plus liberticides, a tué en moyenne une vingtaine de personnes par an (sur la dernière décennie), mille cinq cent fois moins que le covid en 2022 !
Aujourd’hui on nous explique que le covid « c’est fini » (depuis au moins mars 2023), alors que les patients covid continuent de représenter 10 % des personnes hospitalisées, malgré qu’on soit dans un creux entre deux « vagues » !
Tout va bien, dormez braves gens !
Or le covid continue de circuler et reste dangereux, et pas seulement pour les « personnes vulnérables » (ce qui serait déjà un problème), mais pour tout le monde.
C’est vrai vrai que le nombre de morts tend à diminuer, grâce à la vaccination, mais il reste élevé, avec encore des pics quand même : 2 800 morts rien qu’en janvier 2023, soit plus de 90 par jour en moyenne. Une paille !
Quand on nous disait déjà que le covid était « terminé », en mars, il y avait encore une vingtaine de morts par jour, soit deux fois plus que les accidents de la route (environ 140 morts par semaine, soit l’équivalent d’un attentat du Bataclan chaque semaine. Ouf ça va c’est rien du tout hein ?)
« Bon OK les cadavres continuent de s’entasser devant la porte, mais moins vite qu’avant hein, donc on n’a qu’à dire que c’est fini, et toc ! ;-) »
En tout le covid a tué au moins 168 000 personnes en France en trois ans (chiffres de début août 2023), et c’est que les décès directs, donc sans prendre en compte tous les décès indirects dus à la fragilisation !
Exemple : une personne chope le covid, puis s’en remet mais son système immunitaire en est fragilisé. Elle attrape ensuite la grippe quelques mois plus tard et en meurt, mais si elle n’avait pas eu le covid avant, elle aurait pu survivre à la grippe. C’est donc un décès du au covid (hé oui, puisque si elle ne l’avait pas eu avant sa grippe, elle serait encore vivante), même s’il ne sera pas compté comme tel !
Et là aussi c’est loin d’être des cas exceptionnels ou anecdotiques : en 2022, l’INSEE a mesuré en France une surmortalité très importante (53 800 décès de plus qu’attendus au total cette année, soit +8.7 %), malgré la baisse des décès directs dus au covid cette année. Une surmortalité plus importante en fait qu’en 2020 (48 400 décès excédentaires, +7.8 %) et 2021 (42 700 décès excédentaires, +6.9 %).
Il est probable qu’une bonne partie de ces décès sont dus à la fragilisation de la population par trois années d’exposition au covid, même s’il est difficile de savoir avec précision dans quelle proportion…
Aujourd’hui, les derniers chiffres (qui datent de fin juin) montrent certes une diminution de la mortalité directe, avec « seulement » une dizaine de décès par jour dus au covid. Ça paraît beaucoup moins, parce qu’on les compare instinctivement aux chiffres précédents, quand le covid tuait plusieurs centaines de personnes par jour. Mais même maintenant, c’est autant que des morts des accidents de la route quand même. D’autant plus qu’on est, encore une fois, dans un creux entre deux « vagues », donc le nombre de décès va ré-augmenter très probablement.
Sans compter qu’en plus des décès, il y a toute la fragilisation des personnes qui le chopent donc, avec déjà deux millions de personnes affectées par un covid long (potentiellement invalidant) rien qu’en France, etc.
Trois fois rien hein !
Ces chiffres alarmants devraient justifier des mesures de santé publique importantes, à la hauteur de l’enjeu. Pourtant l’attitude du pouvoir est de minimiser et de prétendre que tout irait bien.
Les médias et le gouvernement minimisent totalement la gravité de la pandémie, nous racontent que le covid ne serait plus dangereux (voire aurait disparu), et l’État a levé les dernières mesures de santé publique qui restaient et qui protégeaient encore un peu la population, comme l’obligation du port du masque dans les transports en commun, dans les lieux publics fermés, et même maintenant dans les hôpitaux ! (après avoir réintégré les soignant·e·s antivax pour faire plaisir aux complotistes)