En solidarité avec la BAC de Marseille, des policiers fraudent la CPAM et réclament le droit de tuer et de lyncher.
En solidarité avec la BAC de Marseille, des policiers fraudent la CPAM et réclament le droit de tuer et de lyncher.
Comme si soutenir un collègue responsable d’une tentative d’homicide et de violences en réunion était un motif justifiable pour faire une grève par procuration payée par le service public (la grève étant interdite dans les services de police).
Plus de 700 policiers sont actuellement en arrêt de travail en soutien aux policiers qui ont participé à un lynchage totalement gratuit, et laissé pour mort le jeune Hedi.
Le même jour, le jeune Mohamed avait été tué par un tir de LBD en plein cœur.
Pour rappel, Hedi a été très grièvement blessé en rentrant du travail et laissé pour mort par des agents de la BAC de Marseille.
La victime survit avec plus de 60 jours d’ITT, un traumatisme crânien, et de multiples blessures après un tir de LBD en pleine tête et une série de coups violents.
Six d’entre eux ont été gardés à vue, et quatre déférés devant le juge pour violences en réunion.
Une enquête a été ouverte, pour une fois un policier est inquiété et placé en détention provisoire, et les trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire avec une interdiction d’exercer.
Une fois de plus, un élan de solidarité innommable est venu soutenir ces artisans de la sécurité.
Leurs revendications ? Soutenir leurs collègues peu importe la gravité de leurs actes.
Après la tristement célèbre CRS 8, formée uniquement pour frapper là où l’État veut faire régner l’ordre républicain, les compagnies CRS61, la CRS55, la CRS10 et la CRS14 revendiquent également leur arrêt de travail en soutien aux policiers de Marseille.
D’autres suivront probablement.
Mais pourquoi beaucoup d’entre eux ne comprennent-ils même pas le problème ?
Peut-être parce qu’ils considèrent tout simplement avoir fait leur boulot.
Après tout, ces pratiques sont tellement banalisées et la demande de toujours de fermeté du ministère de l’intérieur va totalement dans ce sens.
L’impunité est totalement globalisée et même encouragée que cette situation n’est que le résultat d’un processus qui accorde les pleins pouvoirs aux policiers.
Depuis quelques années, les syndicats de police assument de plus en plus d’avoir une ligne factieuse.
Nous allons très probablement assister à une multiplication de ce genre de cas.
Il est désormais probable qu’à chaque saloperie pour laquelle un policier risque une condamnation, il aura le droit à un très gros lot de consolation.
Après tout, les policiers tuent déjà gratuitement et le plus souvent impunément.
Ils peuvent maintenant prétendre à devenir millionnaires en tuant un adolescent.
Le pire c’est qu’une partie de la population peut être majoritaire, les soutient.
Pas forcément qu’elle nie le lynchage du jeune Hedi ou qu’elle souhaite, mais probablement qu’elle le considère comme un mal nécessaire.
Ou du moins comme quelque chose de compréhensible, au même titre que l’exécution d’un adolescent ou de percuter un jeune homme noir ou arabe en scooter.