Toute la déferlante de fascistes, que ce soit sur twitter, ou youtube, certes il y a la haine, mais j'ai l'impression que ça traduit aussi autre chose :

Les fascistes ont réellement la trouillle, ils ont vu les quartiers entrer en révolte, ils ont vu que les jeunes sont capables d'attaquer commissariats, postes de police. Et ils en ont la trouille.

Les fascistes ont malgré tout des points faibles propre à leur idéologie :
- Ils se trahissent régulièrement
- Chacun cherche à avoir le pouvoir
- Ils se haïssent souvent entre eux et leur alliance est souvent de circonstance.

Ce qui fait que les fascistes prennent " facilement " le pouvoir, c'est d'être soutenu par les riches, la bourgeoisie qui est également poreuse aux idées fascistes. Le soutien des riches, des médias de masse pour la propagande permanente, et des puissants, c'est ça qui fait pencher la balance en leur faveur.

@KlebO
Il y aussi autre chose qu'ils ont peur: Le monde change.
Les fascistes ont une vision du monde très hiérarchisés, très classifiés, très figés:
homme/femme, occidental/non-occidental, bien/mal... Or il voit que le monde réel est non seulement différent de leur vision, mais qu'en plus ils changent: LGBT+, multiculturalisme, remise en cause de la morale classique... Et ça, cela leur fait peur. C'est pour cela qu'ils ont envie d'un pouvoir fort qui, soit maintien le statu quo, soit mène une politique réactionnaire.

@Curiousboy le mot réactionnaire par principe, c'est en opposition totale au mot " révolution ", or le monde est en permanence en révolution, car la révolution c'est un changement, qu'il soit culturel, politique, technologique. etc.

Et d'ailleurs c'est un sujet de déprime. J'ai l'impression que partout ailleurs le monde change, mais ici ça reste statique. Le système perdure malgré tout. Et ce qui me fait peur, c'est que " tout reste normal " ...

@KlebO
Alors, par définition, "révolution" désigne plus précisément un "changement brusque", pas le changement en général. Il y a même des pensées conservatrices qui acceptent le changement "tant qu'il n'est pas brutal par rapport au statu quo".
@KlebO
Et sinon, je dirais que les conservateurs sont dans une position paradoxale: Ils considèrent que la société est très bien comme elle est, mais considère aussi que c'est au même moment où elle serait menacée par le changement.
@Curiousboy Alors que le changement est pas spécialement brutal, par exemple les LGBTIQA+ sont encore minorisés dans la plupart des secteurs, mais ils vont péter une durite si t'as un livre qui remet en question le genre est publié, alors que t'as 14 000 autres bouquins avec des relations cis-hétéros classiques sortent à côté.