S'il y a un truc dont je suis de plus en plus sûr, c'est que Lucian est mon meilleur projet à l'heure actuelle - parce qu'il est tout simple, finalement. Au niveau des thèmes abordés c'est sans doute le plus dur devant la trilogie de Stanley, mais dans sa structure et sa conception, et pas seulement parce que c'est un one-shot, il est plus simple, oui. Et faire simple c'est dur parce que ça demande une assurance que je n'avais pas quand j'ai écrit #LesHurlementsNoyés.
Autre raison pour laquelle il fallait que j'écrive la trilogie avant le reste. #StanleyNEstPasMort est très réfléchi, méta, j'ai toujours voulu en faire un truc de ouf. Et en faire beaucoup, parler de plein de trucs... Quelque chose qu'on retrouve pas mal dans les primo-romans, à ce qu'il paraît ! Et c'est un projet qui me tient toujours à cœur.
J'assume peut-être plus facilement le côté brut et défouloir pour Lucian (où je jardine à quasi 100%, sans connaître la fin ni rien) ; c'est incontrôlé, d'une spontanéité violente, là où même sur LHN (que je comparais à une époque aux power electronics^^) il y avait une forme de "cadre", de contenant, pour que ça reste signifiant dans l'histoire... Enfin moi je contenais rien, mais ça s'inscrivait dans l'histoire, dans la continuité du truc.
Dans LHN et les deux tomes suivants, la violence n'est pas là pour la même raison que dans Lucian. Pour ne pas spoiler (sauf si vous voulez) : dans "Stanley n'est pas mort", la violence est là pour une raison. Alors que Lucian, c'est la "vraie" vie, sans signification, sans sens à moins qu'on lui en trouve un. (Ouais, ce roman est dur.)
Je ne sais pas s'il est plus ou moins expérimental que la trilogie. Sans doute moins, en fait, plus classique aussi. Parce que c'est ce qu'il doit être, alors que LHN, LPdV et leur futur petit frère doivent être autre chose, parce que c'est mon entrée dans le monde en tant qu'auteur, et plein d'autres raisons.
Je ne sais pas si c'est plus dur à écrire, ou plus facile ; je sais juste, maintenant, que ça n'a pas d'importance et qu'il fallait que j'apprenne à me faire confiance.
Je dis souvent que je crois davantage en mon univers qu'en moi-même. C'est toujours vrai ; mais Lucian exigeait les deux !