Aujourd'hui, on a poussé un petit coup de gueule contre les journalistes de #BFMLyon qui ne peuvent pas s'empêcher de raconter n'importe quand du moment que ça a l'air sexy et que ça ne demande aucune préparation.

Le problème, c'est que lorsqu'on ne prépare pas son sujet, on raconte n'importe quoi.

Ce matin, un petit sujet de 2 minutes sur les #traboules nous a fait hurler ! Du coup, on corrige.
#paslechoix ⬇️

💬 "Au 4e siècle on s'installe le long des fleuves, on va chercher rapidement l'eau des fleuves grâce aux traboules"

➡️ Il n'y a actuellement aucun moyen de savoir s'il y avait des traboules au 4e siècle à Lyon... On ne sait absolument pas de quand date cette tradition de construction.
Affirmer qu'il y a des traboules au 4e siècle est une PURE INVENTION.

💬 "Au 18è-19è siècle à la Croix-Rousse, là où la soie est filée"

➡️ Alors déjà, à Lyon, la soie n'est pas "filée" mais "tissée" ce qui est très différent.
Ensuite, au 18e siècle elle n'est pas tissée à la Croix-Rousse. Ce n'est qu'à partir du début du 19e siècle que les canuts s'y installent.
Et les traboules n'ont rien à voir avec la soie puisqu'on la tisse AUSSI dans des quartiers qui n'ont pratiquement aucune traboule (la Guillotière par exemple).

Cybèle (@[email protected])

💬 Enfin, concernant Klaus Barbie et le fait que les gens auraient profité des traboules pour "échapper à l'ennemi" on peut dire que : ➡️ Les gens n'ont pas "échappé à l'ennemi", ils se sont fait torturer à Lyon comme partout ailleurs. ➡️ Il n'y a des traboules que dans quelques quartiers très spécifiques de la ville, réduire la résistance aux traboules est quand même un gros raccourci, certes assez sexy, mais qui nous amène sur une image complètement faussée de l'histoire.

Travelpandas