#Thread #Voeux2023
"La voix claire de l'enfant et la voix cassée du vieillard entonnent la même ballade : la ballade des voeux et souhaits.
L'ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année.
Le pauvre et la pauvresse s'en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.
Ah ! Ah ! C'est le jour de l'an !
Il faut que l'on rie ! Il faut que l'on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.
C'est le jour du mensonge officiel, de l'hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C'est le jour du truqué et du faux, c'est le jour du vernis et du convenu.
Les faces s'illuminent et les maisons s'éclairent ! Et l'estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparat, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui serre la vôtre est une griffe ou une patte. Le sourire qui vous accueille est un rictus ou une grimace.
Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie. Dans la curée âpre des appétits, c'est l'armistice, c'est la trêve. Dans l'âpre curée des batailles, c'est le jour de l'an. [...]
"La voix claire de l'enfant et la voix cassée du vieillard entonnent la même ballade : la ballade des voeux et souhaits.
L'ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année.
Le pauvre et la pauvresse s'en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.
Ah ! Ah ! C'est le jour de l'an !
Il faut que l'on rie ! Il faut que l'on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.
C'est le jour du mensonge officiel, de l'hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C'est le jour du truqué et du faux, c'est le jour du vernis et du convenu.
Les faces s'illuminent et les maisons s'éclairent ! Et l'estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparat, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui serre la vôtre est une griffe ou une patte. Le sourire qui vous accueille est un rictus ou une grimace.
Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie. Dans la curée âpre des appétits, c'est l'armistice, c'est la trêve. Dans l'âpre curée des batailles, c'est le jour de l'an. [...]
