#LeParfumVert : un film plein de bonne volonté mais qui est malheureusement plus bancal qu'autre chose. La faute à un problème de rythme et à une exposition un peu foutraque dont le film à du mal à se relever. J'aime l'idée d'intégrer du small talk et une dose de quotidien dans
une histoire totalement hitchockienne (les références sont légions, de la mort aux trousses à vertigo, en passant par une femme disparait et l'homme qui en savait trop) mais le problème c'est qu'il faut avoir ce sens du rythme qu'ont les british pour pouvoir le faire. Les
ruptures doivent être mieux maitrisées pour ne pas sembler tomber comme un cheveu sur la soupe. Et les reprises doivent être plus nettes, plus incisives. Les acteurs font le job, c'est, il me semble, un problème de montage image et sonore. Ça manque de fun, de pétillant.
On sent que les acteurs prennent plaisir à jouer mais ça ne se retranscrit pas assez à l'image. La photo est assez élégante dans l'ensemble, avec des plans et des lumières bien senties par moment mais on aimerait que la réalisation soit plus sautillante, plus dans le rythme de
ses acteurs. Ce qui gêne le rythme aussi, c'est la construction du scénario qui lance des pistes un peu partout et ne sait, la plupart du temps, pas quoi en faire. Que vient faire tout le discours sur Israël et qui n'a aucune incidence sur le reste de l'histoire ? Si c'est juste
parce que les ennemis sont allemands, c'est pas sérieux. On est en 2022 là, on peut encore faire ça ? Vraiment c'est dommage car on sent une réelle envie de cinéma, une belle complicité entre Kiberlain et Lacoste et du talent à la photo. Mais on sort malgré tout très mitigé.
pétillant dans sa forme