#7pêches 4 : #Luxure #Lust
[Photo : nudité de dos, selfie]

Intéressant intermède.
Si je me dénude, est-ce que je me sexualise ?
La luxure n’est pas dans mes yeux. Elle est dans ceux des gens qui trouvaient mon short trop court alors que j’avais 11 ans. Elle est dans ceux des moralistes qui pensent parce que je suis queer que je suis forcément une perversion sexuelle, ce quand bien même, le sexe ne m’intéresse pas.

1/

Le désir ne vient pas de moi.
Il ne m’est attribué que par convention.
Il n’est qu’une obstruction à la compréhension de moi-même. J’ai dû attendre le mois dernier pour trouver des mots qui décrivaient ce que je suis plus précisément que aroace (et j’ignore toujours dans quel contexte faire mention de ces mots là puisque personne ne les connait).
Il n’est qu’un élément à partir duquel je compose, disons : votre participation indirecte à ce projet.

2/

La morale est d’abord une usine à normes. Elle fait une dichotomie facile entre le bien et le mal. Elle calque un jugement sans connaitre la personne.

3/

Elle stigmatise ce que nous faisons et qui ne concerne pourtant que nous.
Elle stigmatise les symptômes d’un mal subit plutôt que le mal lui-même.
Elle stigmatise nos souffrances et les culs de sac dont nous sommes captifs, sans rien proposer pour nous sortir de là.
Elle nous stigmatise a priori pour des choses qui n’ont peut-être rien à voir avec nous.

4/

Mais la morale ne s’arrête pas à forger les normes, auquel cas nous n’aurions qu’à en créer d’autres, réfléchir, discuter.
Elle s’attaque aussi, dès lors que nous trouvons d’autres idéaux à défendre, à condamner les outils par lesquels nous pourrions les faire advenir.
Notre rage, nos rêves, nos fiertés (to be continued)

5/