@palpares @
[email protected] Bonjour ! Je viens d'écouter cet épisode. Moi aussi j'ai tiqué au passage sur le bio, car bien que les sources soient tout à fait juste, c'est la question elle-même qui me pose problème : on se demande si les pesticides sont nocifs POUR LES HUMAINS QUI MANGENT BIO et si ça change quelque chose au goût, et la réponse et non. Cette question anthropocentrée restreint considérablement le sujet. Si on se demande plutôt si les pesticides sont nocifs "tout court", on verra que oui. Ils sont une substance active déversée dans un écosystème, la parcelle agricole étant sur un sol, près de milieux naturels, etc... où par définition tout est lié, ce qui aboutit à : surmortalité des oiseaux, de la faune aquatique pour les ruisseaux où les pluies ruissellent depuis les champs traités, des insectes, bref de tout ce qui vit et se nourrit dans un milieu où sont déversés des pesticides (et ça inclut les agriculteurs qui traitent leurs champs).
Le discours de l'invité est très juste objectivement, mais en occultant les problèmes posés par les pesticides en dehors de la sphère du consommateur, il donne l'impression que les pesticides sont ok.
En revanche, j'ai apprécié qu'il dise que les traitements bios sont également nocifs, car c'est tout à fait juste, à partir du moment où le produit change l'équilibre du milieu. Par exemple la fameuse bouillie bordelaise, qui traite les vignes contre le mildiou, faite à partir de cuivre, qui déséquilibre la chimie du sol et l'empoisonne à petit feu.
Pour le glyphosate (et donc le fameux Monsanto), l'impact négatif sur un sol est très faible s'il n'est épandu qu'une seule fois, car la vie du sol digère et rééquilibre en quelques mois le choc de l'empoisonnement chimique. C'est sa répétition et son emploi systématique qui est mauvais. Pareil pour la bouillie bordelaise d'ailleurs.
Certains pensent même que le glyphosate, utilisé une seule fois, n'aurait que des effets positifs, les négatifs étant rééquilibrés par un sol par ailleurs en bonne santé. C'est ce qui fait que certains agriculteurs l'utilisent tout en se revendiquant de techniques respectueuses du vivant... la question que je me pose (et là je n'ai pas de réponse) est la fréquence du "une seule fois" : une seule fois par an ? tous les 5 ans ? dans la vie de la parcelle ? Bref, tout ça pour dire que les questions (la façon dont on les pose) en disent parfois plus que les réponses ^^