RE: https://social.desbasques.com/@rc/116830411311409492

#Canicules - .Le Manitoba ne répond plus ?

Cet état canadien n'est pas dans la bulle "de Rossby" stationnaire dans l'ouest du pays depuis presque 3 semaines et en train de transformer les états canadiens occidentaux en bûcher prêt à l'emploi, de l'Alberta au Nunavut. Il est de l'autre côté, contre la baie d'Hudson qui le délimite au nord.
Et pourtant il crame.
Pourquoi ?
Il est au bord de l'anticyclone immobile, l'air descend vers lui et en descendant il s'échauffe (adiabatique) ce qui assèche la région bien qu'elle ne soit pas franchement dessous.
C'est donc le "caillou", la structure de Rossby immobile depuis près de 3 semaines qui se trouve juste à gauche du Manitoba et qui va quasiment jusqu'à l'Alaska qui est responsable de ces incendies parce que l'air qui lui tourne autour en s'asséchant et en chauffant balaye le Manitoba. Au bout de 3 semaines sa combustion est quasiment spontannée.

#Canada #Manitoba #Rossby #Incendies #ChangementClimatique #climat

Un dessin pareil devrait attirer l'attention, non ?

B- Et demain alors ?
Demain ? les chiens ! (cf. Clifford D. Simak)

En se maintenant, ce Rossby canadien va obligatoirement en induire d'autres tout le long du Jet Stream courant sur tout le 45e parallèle puisque, rien que par sa seule présence il va le faire onduler en empêchant ces ondulations de dériver, à la manière d'un caillou près de la surface dans un torrent furieux induisant un chapelet de vagues immobiles jusqu'à loin en dessous de lui, et ceci va remettre en place des canicules sur toute l'Eurasie, de l'Espagne au Japon, aux mêmes endroits que celles de juin alors qu'on sera en juillet donc que leurs pics de chaleur seront pires que ceux de juin.

Mécanisme :
Les canicules eurasiennes et éventuellement japonaise induites par les ondulations du Jet derrière la bulle canadienne figée vont forcément réapparaître sous des "bulles de Rossby" aux mêmes endroits qu'en juin même si c'est très loin du Canada puisque le Jet Stream ondulera de la même façon, figée, à cause d'elle, fera toujours les mêmes "vagues" aux mêmes endroits derrière elle. Comme derrière le rocher dans le torrent, les méandres du Jet seront stationnaires.

Concernant leur stabilité en latitude, les bulles de Rossby sont prises entre deux murs entre lesquels elles ont le choix entre rebondir de l'un à l'autre comme des balles de ping-pong ou s'arrêter et ne plus bouger dans l'attente d'un hypothétique vent qui ne peut pas venir puisqu'il constitue ces murs, justement. Le mur Sud, c'est le Jet tempéré à la jonction Ferrel-Hadley (30-45ᵉ), qui draine les dépressions comme des wagons d'un train dont il serait la voie ferrée. Le mur Nord, c'est le froid polaire (au départ en 50-60ᵉ), un infranchissable pour une bulle de chaleur tropicale. Vers le haut, le couvercle c'est la tropopause contre laquelle filent les Jets et au-dessus de laquelle on a l'inaccessible stratosphère. Vers le bas, c'est le sol. Fin de l'histoire : les balles de ping-pong "de Rossby" sont comme prises dans un grand tube carré tout tordu dont les parois les repoussent dès qu'elles les frappent et pour elles c'est équivalent à un tube en acier quasi indéformable même si ondulant.

Le réchauffement des terres polaires déplace le mur Nord encore plus au Nord : le nouveau contraste, violent, entre la terre arctique devenue "brûlante" et l'océan encore froid génère un "nouveau mur" plus au nord que le précédent (50-60ᵉ -> 70-80ᵉ), ce dernier ayant comme fondu sous l'effet des canicules boréales qui, par leur chaleur sous lui, l'arrêtent parce que cette chaleur qu'il monte à lui le porte à une température voisine de celle du Jet tempéré (30-45ᵉ), donc ce dernier ne l'attire plus ce qui le ralentit et fait de lui une passoire pour les "bulles" de Rossby : elles sont à présent piégées dans le vaste couloir entre le Mur Sud (Jet subtropical 30-45°) et le Mur Nord (Jet arctique 70-80°). C'est quand le Mur Sud remonte brutalement vers le nord (aux sommets des ondulations) qu'il coince les 'hernies' de Rossby contre le Mur Nord, ce qui, en surchauffant le sol sous elles les amplifie démesurément jusqu'à leur immobilisation complète sur place. Résultat : le "couloir de ping-pong" est maintenant entre ce nouveau mur polaire (70-80ᵉ) plus littoral et le classique mur ondulant Ferrel-Hadley au départ en 45-50ᵉ mais dont les ondulations peuvent remonter jusqu'au 60ᵉ. Le "tube carré" résultant de ce nouvel agencement est toujours aussi efficace et infranchissable pour les balles de ping-pong.

Ainsi, toute "hernie de Rossby" s'incrustant vers le Nord, loin de sa latitude de départ, entre ces deux Jets aux trajets figés, pour s'y transformer ensuite en bulle autonome le fera toujours aux mêmes endroits et ceci au plus fort de l'été dans le pire El Niño jamais observé. Tout ça ne peut que chauffer à blanc et brûler.

De toute façon, cette région étant en été, il est logique que la calotte polaire s'y contracte sous l'effet de la chaleur, tirant son Jet à elle, et que le Jet Ferrel-Hadley (30-45ᵉ) remonte vers le Nord puisque la cellule de Hadley grossissant en été, elle repousse sa cellule de Ferrel vers son pôle.
Côté Sud ce doit forcément être l'inverse.

Concernant le "caillou", la "Rossby canadienne", pour la mi-juillet 2026 les modèles d'ensemble (CEP, GEFS) confirment que l'immobilité ne faiblit pas mais évolue : l'anticyclone central devrait lentement reculer vers l'ouest tout en s'élargissant pour tout recouvrir depuis les grandes Plaines jusqu'aux montagnes Rocheuses et au grand Nord canadien, soit une surface encore plus démesurée. Cet étalement contribuera évidemment à le maintenir en place, puisqu'il sera "trop gros pour mourir".

Les prévisions de danger d'incendie pour juillet et août 2026 sur la Colombie-Britannique, l'Alberta et les Territoires du Nord-Ouest classent le risque entre "très élevé" et "extrême". La combinaison de la sécheresse persistante, des bois morts (pullulation des scolytes) et de la chaleur accumulée a créé des conditions idéales pour produire des incendies plus dévastateurs que ceux de 2023 : leur carburant est déjà en place, dès le début de l'été, à la merci de la moindre étincelle.

Ailleurs, sur les canicules faussement finissantes d'aujourd'hui, pareil : les canicules à venir aux mêmes endroits vont surchauffer un sol qui l'est déjà, bien sec et qui n'aura vraisemblablement pas eu le temps de se refroidir. Les records absolus de température vont se suivre comme des perles sur un collier.

En toute logique bien basique, la même apocalypse d'incendies dantesques devrait se produire pareillement ailleurs, sur ces canicules clouées sur place, la zone recouverte par chacune de ces bulles de Rossby-là devrait être encore plus vaste qu'en juin. D'ailleurs, les modèles de prévision actuels (CEP, GEFS) confirment cette tendance pour la mi-juillet : le dôme canadien ne faiblit pas, il s'étale, validant mécaniquement ce scénario de 'tuyauterie climatique' enrayée.

Si, comme annoncé, ce El Niño se prolonge sur plusieurs années, 2027 va être "passionnante" de ce point de vue aussi.

C- Qu'est-ce qu'on en a à foutre si on n'est pas dedans ?

Rappel : en cette matière comme dans la majorité des autres, tout est dans tout et réciproquement.

Démo :

* Blé 2026 :
Des blocages d'anticyclones sur les "greniers à blé" de l'hémisphère nord (France, Ukraine, Russie, Kazakhstan), vont induire de façon synchronisée des récoltes sinistrées. Globalement, la production mondiale de blé 2026/27 (qui commence en juillet 2026) devrait chuter d'environ 3 % par rapport au record de 2025/26, plus de 25 millions de tonnes (MT) de blé en moins sur les 842 de l'an dernier qui ont été un record de production (la moyenne depuis 2020 est plus vers 780 MT).

C'est largement assez pour provoquer inflations et spéculations : historiquement parlant, une perte de plus de 2-3 % dans les pays exportateurs suffit à faire doubler les prix sur les marchés à terme et à déclencher des restrictions à l'exportation (cf. 2010), créant des pénuries artificielles pour les pays pauvres et importateurs. Si on ajoute les arnaques spéculatives des parasites sociaux genre celles de Total Énergie sur ses prix à la pompe, où que l'on soit situé sur la planète, entre nouilles et caviar c'est pas couru d'avance.: contrairement à l'Assemblée Nationale et au Sénat où on en a mis une sur chaque siège, partout ailleurs, où que l'on soit, pour avoir des nouilles à la maison il va falloir ... du blé.

Bon, on va bouffer du riz alors !
Ben ...

* Riz 2026 ;
Production en berne de 5 millions de tonnes (± -0,9 %) soit 537,8 MT au lieu des 548,8 MT de 2025. C'est la première baisse depuis 2015.

Principaux perdants :
- US (-15 %),
- Inde (baisse si la mousson est faible en juillet),
- Birmanie.

En Chine la production est relativement stable grâce à l'irrigation mais les rendements du "riz intermédiaire" sont menacés par la canicule dans le bassin du Yang Tsé Kiang.

Si le blé subit un choc immédiat (perte de récolte en cours), le riz affronte un choc d'offre structurel (USA) et un risque systémique majeur (Inde : mousson tardive et faible -> sec) qui pourrait se cristalliser en juillet-août sous l'effet persistant des ondes de Rossby.

Donc blé et riz en berne où que l'on soit, sécheresses partout. L'ennui est qu'il faut aussi de l'eau pour faire pousser les plants de caviar. L'argent va être trop cher partout pour tout. La crise est mondiale, ses effets aussi.

Post-ambule

En résumé :
- "Ce n'est qu'un début, les canicules continuent"
- Elles ne vont pas que faire mourir les gens de chaud, elles vont aussi les faire crever de faim, partout au monde. Ceci sur fond de grand délire inflationniste de nos parasites sociaux en col blanc. Le caviar, finalement, ne sera pas si cher que ça en proportion mais il n'est pas aussi nourrissant et complet que le pain, les nouilles et le riz (complet).

Le changement climatique, au tout début c'est ça.

Le slogan pour 2026-27, répétez-le après moi les enfants :
"Maman, j'ai faim !"
2/2

#canicule #climat #Rossby #ChangementClimatique #ete2026

Le changement (climatique), c'est maintenant, vraiment maintenant.

Cet El Niño était annoncé comme "un des plus forts". C'est un doux euphémisme dont les conséquences sont pour à partir de tout de suite.

** Préambule
Ceci est sans doute ma dernière communication concernant les canicules de juin 2026 : juillet, c'est dans 3 jours.

NB : Je ne suis pas météo de formation, du tout. Ce n'est pas mon métier non plus. J'ai néanmoins plusieurs années d'expérience de par mes suivis et lectures perso.

** Ambule (de Rosbif)

A- Situation au 28 juin 2026 (voir le fil entier pour les jours précédents)

{Rappel : 250 hPa (hectoPascals) c'est à environ 10 km d'altitude, juste sous le plafond de la tropopause qui est sous la stratosphère, contre elle.]

Il ne reste plus qu'une seule "bulle de Rossby" aujourd'hui, celle sur l'ouest du Canada, les autres ont disparu ou quasiment :

+ La zone caniculaire de l'ouest de la France n'est plus sous un anticyclone "crête de Rossby", il a dérivé vers l'Est, il est sur l'Allemagne, l'Italie et l'Europe de l'Est et en cours de désintégration après avoir perdu tout ce qui le soutenait au Sud, la porte lui est grande ouverte pour rejoindre sa latitude d'origine. La place qu'il laisse est à présent sous un Jet Stream Sud-Nord permettant, en dessous de lui, à l'anticyclone des Açores de balayer tout cet air brulant jusque sur le Sahara libyen et égyptien, ce qui correspond plus à leurs températures habituelles de juillet.
=> ça redevient respirable, confinement terminé, on peut évaluer immédiatement l'ampleur visible des dégâts, ampleur qu'on ne cernera vraiment que dans quelques jours, effets retards, etc.

+ La bulle de Rossby kazakhe a totalement disparu, on a même une dépression à sa place et elle est directement reliée à la dépression polaire : la température est déjà tombée de 10-15° aux endroits les mieux ventilés et on est rendu vers -1 / 0 °C en mer de Kara à l'Est de la Nouvelle-Zemble => effet de sauna qui doit faire des dégâts biologiques.

+ Celle du Canada occidental (de l'Alberta au Nunavut ouest) tient remarquablement bien depuis 17 jours et va tenir encore longtemps.

J'ai compris aujourd'hui seulement que cet anticyclone-là est bien une bulle "de Rossby", méprise parce que le Jet stream qui l'entoure n'est pas très puissant (pas en rouge à l'Est et au Nord) alors que c'est justement à cause de ça que cette bulle tient : il n'y a pas de grand courant d'air assez fort pour la pousser. De plus, comme elle est là depuis 17 jours, sous elle la surface de la terre a changé :

=> il n'y a plus de banquise à l'ouest du Nunavut et dans les grands fjords de l'île Victoria pourtant dans le cercle polaire, actuellement dans le soleil de minuit.

Pourquoi ça chauffe autant au Canada ?

La banquise réfléchit 90 % des rayons solaires. Sans elle, l'eau libre est noire, donc en absorbe 90 %, l'exact contraire. Donc l'eau chauffe puis réchauffe l'air qui la touche et comme cet air ne bouge pas par manque de Jet puissant, il chauffe sur place de plus en plus, vire à la canicule : on est dans le cercle polaire et il y fait 30°C !

Le record de 33°C est dans les Territoires du Nord-Ouest, au-dessus de l'Alberta (dont le nord est caniculaire aussi), à 550 km au sud du cercle polaire. La surface couverte par cette canicule est énorme.

L'écart à la normale est de 15-18°C selon l'endroit, à peine plus faible que la canicule kazakhe mais bien plus pérenne.

Ça va se payer très cher dès ces deux prochains mois :

- Tout est chaud et sec puisque sous cet anticyclone depuis des lustres
=> les incendies vont être pires qu'en 2023, vraiment pire.
Chose qui tourne aussitôt au cercle vicieux :
1. les cendres noires retombées au sol sont des capteurs thermiques solaires.
2. Donc l'air au-dessus chauffe, de plus en plus vu qu'il ne bouge pas.
3. Donc de plus en plus d'incendies,
4. Donc le tapis de cendres s'épaissit et s'élargit, s'étend.
5. Retourner en 2.

- De plus, ces températures tropicales sur un pergélisol (= SOL en PERmanence GELé ) le décongèlent, chose qui libère des tonnes de méthane (CH4) piégé dedans depuis des centaines de millénaires, méthane qui a un effet 20 fois pire que celui du CO2.
Cette libération par décongélation de centaines de km² est, évidemment, irréversible.

Spoiler : Le brûler à la source ne règlerait rien
a- le feu ... chauffe
b- une combustion est une oxydation, ce qui se traduit pour le méthane par :
CH4 + 2 O2 -> CO2 + 2 H2O
En clair : du méthane et de l'oxygène se transforment en gaz carbonique et vapeur d'eau.
Transformer du méthane en CO2 par le feu, subtile la nuance être, même si en effet de serre seul le premier est 20 fois pire que l'autre => oubliez cette idée aussi sotte que grenue..

Donc cette bulle de Rossby canadienne a l'air partie pour devenir permanente au moins jusqu'à l'hiver prochain.

1/2

#canicule #climat #Rossby #ChangementClimatique #ete2026

Situation au 27 juin 2026 (voir le fil entier pour les jours précédents)

Rappel : 250 hPa (hectoPascals) c'est à environ 10 km d'altitude, juste sous le plafond de la tropopause qui est sous la stratosphère, contre elle.

Toutes les "bulles de Rossby" provoquant les canicules actuelles sont en train de se désagréger : le "tube" de Jet Stream qui les maintenait a fondu sur sa face Sud, les deux. Les anticyclones caniculaires ne sont plus bien alimentés par le haut. Ils ne peuvent donc plus maintenant que s'effondrer sur eux-mêmes et disparaître. Donc cet épisode se termine.

Le Jet Stream Ferrel-Hadley qui fait le tour du 45ᵉ parallèle sous ces canicules anticycloniques, en gros, s'est remis à onduler, n'est plus linéaire, ne va plus "tout droit". Il s'en suit deux ébauches de nouvelles 'hernies' de Rossby pouvant évoluer en bulles autonomes comme les précédentes : une presque contre la mourante au-dessus du Kazakhstan; l'autre sur l'Alaska, contre la 3e bulle du nord Canada/baie d'Hudson, celle n'ayant pas provoqué de canicule qui, elle, est toujours solide.

La dépression qui a pris place sur le pôle lui-même, celle au départ en forme de Y, est toujours là, un bras sur le pôle, un autre descend tout droit presque jusqu'à la mer Caspienne entre les deux canicules mourantes et le 3e descend sur le Groenland qu'il dépasse pour s'arrêter au large de l'Angleterre, presque de la France : l'air polaire n'est pas loin en mer mais il ne pourra pas arriver sur l'Europe, le Jet qui crée la canicule l'en empêche, comme un mur.

La crise de juin va se terminer mais tout est en place pour en faire une autre en suivant ou presque : situation toujours à l'envers sur le pôle, une dépression au lieu d'un anticyclone, des ondes de Rossby pouvant devenir très rapidement autarciques et immobiles, des sols très chauds à des endroits inhabituels pour les attirer, tels que laissés par ces deux canicules, un Jet qui verrouille tout ça au nord du 45ᵉ, le soleil de minuit sur le pôle pour faire fondre la glace et entretenir la dépression, juillet 2026, point de bascule à long terme du climat mondial, peut commencer.

Le changement (climatique), c'est maintenant.

#canicule #climat #Rossby #ChangementClimatique #ete2026

Situation au 26 juin, même heure, même vue

- Canada : RAS, rien de nouveau
- Franco-bénélux : pas bougé mais :
+ la petite dépression flanc ouest s'est réduite,
+ le Jet passe directement par-dessus, ce qui doit vider la dépression ouest, d'ou son changement de forme
+ l'ensemble de la bulle s'est élargi vers le Sud et la résorption de la fine dépression ouest crée un rail pour que l'anticyclone le colle et le suive vers le sud où il retrouverait son air d'origine. Ça plus le renforcement du Jet côté Nord avec remontée plus brutale sur le Kazakh prélude de la fin de la bulle franco-belgo-hollandaise. Cette canicule-là devrait disparaître assez vite mais le sol de la zone étant surchauffé, ça peut repartir très vite après et au même endroit, d'autant que le grand Jet circulaire ondule plus qu'hier, donc peut créer d'autres bulles pour remplacer celles-ci.
- Kazakhstan :
+ le centre de l'anticyclone est exactement au même endroit mais le Jet qui l'entoure s'est élargi vers le nord jusqu'à passer sur le pôle.
+ la branche droite du Y de la dépression polaire qui lui passait dessous hier s'est réduite de moitié et incurvée vers le Sud. Il est possible que cette bulle-ci prenne la place normale des anticyclones polaires en se mettant pile sur le pôle mais les dégâts seront graves parce que ce n'est pas de l'air froid, pour la région il est incroyablement brûlant.si c'est le cas alors la dépression en Y pourrait glisser sur le Groenland en libérant le pôle et, elle, elle est bien glacée. C'est toutefois peu probable vu les températures de ces masses : les deux bulles caniculaires devraient plutôt se désintégrer en partant vers l'Est et la dépression reprendre le pôle.
A suivre ...

#canicule #climat #Rossby #ChangementClimatique #ete2026

Situation au 25 juin 2026 + explications

* 250 HPa (hectoPascals) c'est à environ 10 km d'altitude, pas loin en dessous de la stratosphère.

Le blocage :
- contrairement à une situation standard, le pole Nord est surplombé par une dépression alors que le standard serait un anticyclone.

- cette dépression est en Y parce que "écrasée" par 3 anticyclones figés sur place là où on attendrait des dépressions mobiles.
- ces anticyclones sont figés sur place parce que leur encerclement par des courants-Jet (= Jet Streams) canalise des basses pressions autour d'eux : ces basses pressions emportent l'air chaud au niveau du sol jusqu'en haut dans les Jet Streams à partir d'où ils sort aspirés par l'anticyclone qui les ramène au sol. Donc c'est un système autonome très stable, chaque partie alimente celle d'à côté, ne pourrait pas se maintenir sans elle. C'est un système immobile également, car la ronde des ascendances dépressionnaires qui remontent l'air jusqu'au Jet Stream encerclant l'anticyclone sont un mur infranchissable pour ce dernier. Il est coincé comme pris dans un cylindre vertical, comme s'il était tombé dans un pylone creux, et vu que c'est lui qui alimente d'air chaud la base de ce pylone il l'ancre sur place comme s'il le scellait profondément dans une assise en béton, le rendant immuable,
- Ce système de 3 anticyclones piégés sur place écrasant une dépression entre eux qui en est repoussée sur le pôle est, en plus, stabilisé par le Jet Stream principal qui leur passe au sud en faisant linéairement le tour de la planète à cette latitude (sur l'image c'est le très grand cercle rouge externe) ce qui fait qu'ils sont chauds mais ne peuvent pas descendre vers ce Sud qui les attirerait normalement. Le système est donc une série d'encerclements emboités comme des matriochkas. C'est redoutablement stable.
- Le premier de ces anticyclones autonomes et figés, également nommés "onde de Rossby" s'était mis en position sur la baie d'Hudson puis stabilisé sur le Groenland entre le 13 et le 15 juin.
- Il a, par l'irrégularité qu'il a provoquée dans le parcours du courant Jet, induit la création des deux autres sur le même schéma : une sorte de hernie vers le pôle qui s'est ensuite transformée en bulle autonome "de Rossby".

=> la situation est donc exceptionnellement stable et comme rien ne bouge, ce qui chauffe continue de chauffer et ce qui refroidit de refroidir (là où fondent les glaces l'air devient plus froid et le soleil de minuit aide à cette fonte des glaces.

Donc on a une canicule sous la bulle de Rossby franco-benelux, une autre contre le cercle polaire au nord du Kazakhstan et pour l'instant l'anticyclone, pourtant stable, du nord du Canada n'a pas viré à la canicule.

La structure est si stable que ça peut rester comme ça jusqu'à la fin de l'été avec peut-être quelques brefs jours de répit par moments.

Le plus chaud est donc à venir.

#canicules #climat #rossby #changementClimatique #ete2026

In 1939, Carl-Gustaf Rossby described the large ocean waves that move east to west. #Poetry #Science #History #Oceanography #OceanWaves #Rossby (https://sharpgiving.com/Sharp/thebookofscience/items/p1939c.html)

Unexplained #HeatWave#Hotspots’ Are Popping Up Across the Globe

Kevin Krajick
November 26, 2024

"Earth’s hottest recorded year was 2023, at 2.12 degrees F above the 20th-century average. This surpassed the previous record set in 2016. So far, the 10 hottest yearly average temperatures have occurred in the past decade. And, with the hottest summer and hottest single day, 2024 is on track to set yet another record.

"All this may not be breaking news to everyone, but amid this upward march in average temperatures, a striking new phenomenon is emerging: distinct regions are seeing repeated heat waves that are so extreme, they fall far beyond what any model of global warming can predict or explain. A new study provides the first worldwide map of such regions, which show up on every continent except Antarctica like giant, angry skin blotches. In recent years these heat waves have killed tens of thousands of people, withered crops and forests, and sparked devastating wildfires.

"'The large and unexpected margins by which recent regional-scale extremes have broken earlier records have raised questions about the degree to which climate models can provide adequate estimates of relations between global mean temperature changes and regional climate risks,' says the study.

"'This is about extreme trends that are the outcome of physical interactions we might not completely understand,' said lead author Kai Kornhuber, an adjunct scientist at the Columbia Climate School’s Lamont-Doherty Earth Observatory. 'These regions become temporary hothouses.' Kornhuber is also a senior research scholar at the International Institute for Applied Systems Analysis in Austria.

"The study was just published in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences."

"The study looks at heat waves over the past 65 years, identifying areas where extreme heat is accelerating considerably faster than more moderate temperatures. This often results in maximum temperatures that have been repeatedly broken by outsize, sometimes astonishing, amounts. For instance, a nine-day wave that hammered the U.S. Pacific Northwest and southwestern Canada in June 2021 broke daily records in some locales by 30 degrees C, or 54 F. This included the highest ever temperature recorded in Canada, 121.3 F, in Lytton, British Columbia. The town burned to the ground the next day in a wildfire driven in large part by the drying of vegetation in the extraordinary heat. In Oregon and Washington state, hundreds of people died from heat stroke and other health conditions.

"These extreme heat waves have been hitting predominantly in the last five years or so, though some occurred in the early 2000s or before. The most hard-hit regions include populous central China, Japan, Korea, the Arabian peninsula, eastern Australia and scattered parts of Africa. Others include Canada’s Northwest Territories and its High Arctic islands, northern Greenland, the southern end of South America and scattered patches of Siberia. Areas of Texas and New Mexico appear on the map, though they are not at the most extreme end.

"According to the report, the most intense and consistent signal comes from northwestern Europe, where sequences of heat waves contributed to some 60,000 deaths in 2022 and 47,000 deaths in 2023. These occurred across Germany, France, the United Kingdom, the Netherlands and other countries. Here, in recent years, the hottest days of the year are warming twice as fast the summer mean temperatures. The region is especially vulnerable in part because, unlike places like the United States, few people have air conditioning, because traditionally it was almost never needed. The outbreaks have continued. In September, new maximum temperature records were set in Austria, France, Hungary, Slovenia, Norway and Sweden. Well into October, many parts of the U.S. Southwest and California saw record temperatures for the month more typical of midsummer.

"The researchers call the statistical trends 'tail-widening'―that is, the anomalous occurrence of temperatures at the far upper end, or beyond, anything that would be expected with simple upward shifts in mean summer temperatures. But the phenomenon is not happening everywhere; the study shows that maximum temperatures across many other regions are actually lower than what models would predict. These include wide areas of the north-central United States and south-central Canada, interior parts of South America, much of Siberia, northern Africa and northern Australia. Heat is increasing in these regions as well, but the extremes are increasing at similar or lower speed than what changes in average would suggest.

"Climbing overall temperatures make heat waves more likely in many cases, but the causes of the extreme heat outbreaks are not entirely clear. In Europe and Russia, an earlier study led by Kornhuber blamed heat waves and droughts on wobbles in the jet stream, a fast-moving river of air that continuously circles the northern hemisphere. Hemmed in by historically frigid temperatures in the far north and much warmer ones further south, the jet stream generally confines itself to a narrow band. But the Arctic is warming on average far more quickly than most other parts of the Earth, and this appears to be destabilizing the jet stream, causing it to develop so-called Rossby waves, which suck hot air from the south and park it in temperate regions that normally do not see extreme heat for days or weeks at a time."

Read more:
https://news.climate.columbia.edu/2024/11/26/unexplained-heat-wave-hotspots-are-popping-up-across-the-globe/

#RossbyWaves #Rossby #GlobalWarming #GlobalBurning #Wildfires #GlobalHotSpots #Heatwaves #ExtremeHeat #ClimateChange #ExtremeHeatwaves #ExtremeWeather

Unexplained Heat-Wave ‘Hotspots’ Are Popping Up Across the Globe

Distinct regions are seeing repeated heat waves so extreme, they cannot be explained by climate models.

State of the Planet
Die Sci-Fi-Serie "Drei Sonnen" lässt grüßen: Wenn Erde. Jupiter und Venus vereint an der Sonne zerren, lösen sie „Rossby-Wellen“ aus – und die sind für die seltsamen Zyklen unseres Zentralgestirns verantwortlich, meinen Forscher aus Rossendorf
https://oiger.de/2024/05/27/planeten-mitschuld-an-sonnenzyklen/191043
#Sonne #Sonnensystem #Gezeiten #Rossby #Magnetfeld #Sonnenzyklus #Helmholtz #Sachsen #Dresden #Modell
Planeten mitschuld an Sonnenzyklen - Oiger

Wenn Erde, Jupiter und Venus vereint an der Sonne zerren, lösen sie Rossby-Wellen aus und takten so die Sonnen-Zyklen, meinen HZDR-Forscher

Oiger
An omega-blocking event seems to be taking place now over southern Europe. This is essentially a stuck #Rossby #wave bringing abnormally high temps there. And likely related too to the heavy rains over Scotland.
#Weather #Atmosphere #Science #jetstream