Tracé d'une Encre Éteinte
Le stylo s’enraye, corps de bois sec et las.
Son sillon est un vide où s’absente tout mot.
Mon doigt cherche la forme et ne trouve que l’os,
Le froid du marbre nu contre un sang trop pressé.
Je suis ce chantier clos, cette pierre qui veut.
Une rature sombre où se fige le jour.
C’est un printemps qui brûle en silence, sous le leurre
D’un cri tendre et fatal qu’elle nomme : l’amour.




