« Ce qui manque furieusement à notre époque, c’est un art de vivre avec les technologies. Une faculté d’accueil et de filtre, d’empuissantement choisi et de déconnexion assumée. Des pratiques qui nous ouvrent le monde chaque fois que l’addiction rôde, un rythme d’utilisation qui ne soit pas algorithmé, une écologie de l’attention qui nous décadre et une relation aux IA qui ne soit ni brute ni soumise. »
Alain DAMASIO (Vallée du Silicium, 2024)
« Je regardais finir ma jeunesse. Comme elle avait passée ! Elle avait coulé comme un cierge devant l’hôtel de la Sainte Vierge et il ne restait plus qu'une petite mare tiède de rêves fondues. »
Maryse CONDÉ (Traversée de la Mangrove, 1989)
La grande dame des lettres antillaises, Maryse Condé, s’en est allée dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 avril à l'âge de 90 ans, suite à une longue maladie dégénérative héréditaire, dite la « maladie des Bouclon », comme la romancière la désignait du nom de son père. Originaire de la Guadeloupe, née Maryse Liliane Appoline Boucolon, l'écivaine disparue était auteure d'une trentaine de titres, dont des romans, des essais et des titres pour la jeunesse.
« Atrocity is recognized as such by victim and perpetrator alike, by all who learn about it at whatever remove. Atrocity has no excuses, no mitigating argument. Atrocity never balances or rectifies the past. Atrocity merely arms the future for more atrocity. It is self-perpetuating upon itself — a barbarous form of incest. Whoever commits atrocity also commits those future atrocities thus bred. »
Frank HERBERT (Children Of Dune, 1976)