An opinion piece proclaiming that “shutting down Pride to highlight the plight of Palestinians advances neither cause” is missing something pretty important.

Nobody wants there to not be a #Pride.

What we want is for the organisers of that event to not tolerate or engage in rampant pinkwashing.

The opinion piece utterly fails to acknowledge the flaming success of #WildPride in #Montréal this year.

There was a Pride. You weren’t there.

mtl.rocks

Beyond the comically shit handling of the Palestine issue, the over-sanitized, corporate-tinged and PR sponsorship focused nature of Fierté is beginning to turn people off. For an increasing number of those in the LGBTQ+ community, pride is being pinkwashed.

The rival festival, driven by volunteers and grassroots funding, features dozens of community events, from panels on queer video games, dance nights, stand-up comedy and musical performance. Rather than ignoring the collapsing Fierté festival, this community decided to build something in its ruins.

A Weekend of Extreme Police Violence, Disruption of Fierté MTL’s Parade and the Promise of an Alternative Pride Festival

#Pride #Fierte #RadPride #WildPride #montreal #mtl

A Weekend of Extreme Police Violence, Disruption of Fierté MTL’s Parade and the Promise of an Alternative Pride Festival

I had a long and extremely violent weekend. I was severely beaten by SPVM riot police with batons and once again soaked in pepper spray - but that seems to be par for the course for me these days.

William Wilson

Quelques petits commentaires sur la #FiertéIndomptable / #WildPride de dimanche dernier à Montréal.

Globalement: bonne job d'organisation et de mobilisation. Dans le contexte, c'était nécessaire. La marche était trop lente mais correcte.

Ceci dit: il y a déjà une marche de la Fierté alternative à Montréal, et c'est la Rad Pride. Elle avait été sévèrement réprimée par la police la veille - on va se le dire, entre autres parce que cette manif n'attire pas assez de monde pour dissuader les flics de rentrer dedans.

Je comprends l'intérêt d'organiser une marche en même temps que le défilé «officiel», mais j'ai l'impression que ça a un peu tiré le tapis sous les pieds de la Rad Pride (qui était là avant).

Par ailleurs, il y a aussi un festival queer «alternatif» à Montréal. En ce moment, ça s'appelle Brûlances et ça a généralement lieu en juin. Dans les années/décennies précédentes, il y a aussi eu la Radical queer semaine et «Queer sous les couvertures», un salon du zine queer.

Encore là: ces événements n'ont pas lieu en même temps que Fierté Mtl, donc on peut pas vraiment les organiser en guise de protestation: le timing est pas bon. Donc on comprend, mais on espère que les reins des queers radicaux/ales de la région seront assez solides pour supporter plusieurs festivals et un nombre grandissant de marches (la marche trans s'en vient aussi, et elle est très importante).

J'aime ça rappeler qu'on a eu des immenses mouvements sociaux au Québec. Mais en 2012, on était environ 300 000 étudiant-e-s post-secondaires en grève (sur un total d'environ 400 000, selon Wikipédia), organisé-e-s autour de campus. C'était comparativement facile de se coaliser. C'est quoi, nos effectifs à nous autres les queers radicaux/ales? Faut être réaliste, c'est assez peu probable que le monde queer radical crée quelque chose de la même ampleur que 2005, 2012 ou 2019, à moins de simplement jouer le rôle de «bougie d'allumage» avant d'être dépassé par la masse.

Par ailleurs, aller prétendre sur Insta qu'on était «environ 10 000», alors qu'on était plutôt autour de 4 000 max (et je suis généreux/se), je trouve ça dangereux. Ça donne une impression que la mobilisation est gigantesque, alors qu'elle est moyenne-bonne. Vous savez ce qui s'est passé avec la grenouille qui voulait être plus grosse que le boeuf? Sa grève étudiante s'est écroulée misérablement en 2015, elle a implosé et s'est pu jamais relevée.

J'étais pas dans l'organisation mais je sais que Fierté Indomptable a traduit son programme en français «avec un certain délai» et comptait une équipe de bénévoles assez minuscule. C'est un très mauvais signe et selon moi, ça peut juste annoncer un burn-out collectif.

Je sais pas si ça a changé au cours des dernières semaines et que le réalisme est maintenant de mise.

Mais j'ai eu une discussion avec une personne organisatrice, et son point principal c'était qu'il fallait qu'on quitte une autre grande coalition 2SLGBTQ pour «s'organiser entre nous» (les personnes trans/non binaires/bispirituelles/queer radicales, etc.).

Faites pas ça, bande de nouilles: on va direct rentrer dans le mur. Et je dis pas ça parce que je suis moins radical-e (tout au contraire, les gens de la Fierté Indomptable sont indéniablement des modéré-e-s). Je le dis parce que je sais que ça mène à rien de chialer en factions chacun-e de son côté, et de pas se parler. C'est signe d'un défaut d'organisation ça, pas de la radicalité.

Dernière chose: la maudite déclaration de Fierté Montréal et les comms qui ont suivi.

La première déclaration - sur laquelle Fierté Montréal a finalement rétropédalé - était «ben carrèque». Elle nommait le génocide et excluait de facto Ga'ava (un collectif pro-Netanyahu) du défilé. Mais la réaction immédiate de pas mal de gens, ça a été de dire que Fierté nommait pas (suffisamment?) le génocide.

Le mot «génocide» était là. Ga'ava s'était faite crisser dehors. Quessé vous voulez câlice concernant cette revendication précise? Fierté Montréal ne pouvait pas réalistement flusher la Banque TD à ce moment-là - trop tard, les budgets étaient déjà engagés.

Juste après le message de «précision» de Fierté Mtl, la transmasc Choir et Fierté Indomptable ont crossposté un clip sarcastique plein d'insides et codé Tiktok contenant de nouvelles critiques qui sont 100% légitimes mais qui avaient été très peu ou pas du tout diffusées par le passé par Fierté Indomptable.

Le clip semble sous-entendre que Fierté Mtl n'a pas parlé de génocide. J'ai trouvé ça malhonnête.

Par ailleurs, quand ta demande c'est que quelqu'un dénonce, et que quand quelqu'un dénonce, tu dis «ok on croit pas à ta dénonciation, parce qu'en fait t'es hypocrite», ça montre que t'as pas vraiment envie d'arrêter la chicane. Dans ta tête, tout était pété dès le départ sans possibilité de réparer (et ça c'est une mentalité très fréquente dans la gauche d'aujourd'hui).

Suite au rétropédalage de Fierté Montréal, qui a mené à la réintégration de Ga'ava, j'ai continué de voir de nombreux commentaires et posts passer, accusant toujours Fierté Mtl de pas reconnaître le génocide en Palestine - alors que Fierté Mtl avait, dans sa nouvelle déclaration de patinage artistique, réitéré sa dénonciation du génocide en Palestine, en utilisant bel et bien le mot «génocide». La reconnaissance du génocide, c'était pu l'enjeu.

(Soyons clair-e-s là: je vais plus aux défilés «officiels» de la Fierté de Montréal depuis 2008. Je vais parfois aux journées communautaires pour parler aux organismes, c'est tout. J'ai pas digéré, dans ces années-là, l'attitude corporatiste de la gaiegoisie qui a décidé de chasser les personnes en situation d'itinérance d'une partie du Square Viger pour installer un espace clôturé dans le cadre des Outgames: c'était la goutte qui a fait déborder le vase. Dans les années suivantes, on a continuellement critiqué le «capitalisme rose». Donc y'avait rien de nouveau avec Fierté Indomptable. Pour moi, les gens qui étaient toujours en «dialogue» avec Fierté Montréal jusqu'à l'année passée sont vraiment des retardataires.)

Heureusement, Fierté Montréal a réinvité Ga'ava, alors y'avait plus besoin de se gratter la tête pour justifier l'existence de Fierté Indomptable: Fierté Mtl avait ouvertement repris son rôle de michant.

Je veux pas trop blâmer le monde. Tout ça a peut-être été causé par la surcharge de travail: les bénévoles de Fierté Indomptable avaient probablement pas le temps de se poser pour penser à la meilleure stratégie de PR. Mais la prochaine fois, va falloir que ça se passe mieux et qu'on réfléchisse plusse.