Glapissements joyeux pour la liberté sauvage


94 pages – prix libre (coût de fabrication 1,75 euros)
Tirage 1000 exemplaires

Sommaire du #5

ARTICLES ET RÉCITS

A toute allure. Résister en temps de naufrage civilisationnel
Les sorcières et nous
Les clôtures de l’âme
Intelligence artificielle, centres de données et énergie
Les Russes ? Les conspirationnistes ? Les voleurs de cuivre ?
« Si nous nous battons ici, c’est uniquement par amour.» Entretien avec des
anarchistes du Grand Nord en lutte contre l’industrialisation coloniale.
La guerrière nue
En parlant de nature. Trouver un langage qui affirme notre parenté avec le monde naturel
Une conversation avec Ted Kaczynski
Le temps ridé. La persistance des mondes passés sur Terre

RUBRIQUES

Résistances
Normandie. Intrusion chez BASF
Dordogne. Contre la future mine d’Imerys
Oise. Vers un soulèvement de la Seine
Meuse. Résistance antinucléaire contre le projet Cigéo
Sápmi. Contre la mine de cuivre « qui éradiquera toute forme de vie »
Wallmapu. La résistance mapuche s’acharne
Les six bruits dans le Wallmapu sous occupation militaire
Lutter sous l’état de siège. Entretien avec Hector Llaitul de la CAM.

Mauvaises herbes
Cueillette

Aguérissement
Faire groupe

Contes et chants
L’appel du sauvage
Romance pour l’océan
Ainsi nous leur faisons la guerre. Episode 4

Dans la boîte aux lettres de Takakia
Bonnes résolutions

ANNEXE

La Gazette. Dépêches de la résistance férale.



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peuvent être télécharger depuis notre site #^http://takakia.noblogs.org

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écureuils des villes et des campagnes, vagabondes ambulantes,
infokiosques, bardes émeutiers et louves solitaires de votre acharnement
à diffuser cette revue et de rendre possible cette petite aventure
éditoriale. Aux autres : il n’est jamais trop tard pour rentrer dans la
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#takakia #zine #infokiosk
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Takakia #2
Hululements crépusculaires pour une résistance libre et sauvage

90 pages – printemps 2024

prix libre (coût de fabrication 1,75 euros)
abonnement de soutien : 20 euros (3 numéros par an)
tirage 1000 exemplaires

RUBRIQUES
Résistances hexagonales
Bloquer ce qui empoisonne
Journées d’action contre le béton
No passarail
Devant la porte des écocidaires
Perturbation d’un débat sur la future mine de lithium
Mobilisation contre les géants de l’électronique à Grenoble
Contre la relance nucléaire, riposte anti-autoritaire
Perturbation d’une réunion publique pro-nucléaire à Bure
Bribes et fragments de la résistance contre l’A69

Mauvaises herbes
Cueillette printanière: Broccoli sauvage et Egopode

Aguerrissement
10 minutes

Contes
Ainsi nous leur faisons la guerre. Épisode 2: Back to Basics

Recensions
Nous n’avons qu’une seule terre & Retour aux sources du Pléistocène
La part sauvage du monde
La ruée minière au XXIe siècle

ANNEXES
La Gazette. Dépêches de la résistance férale
Petites annonces
Collapso Quiz

Petite présentation de la revue

Sur le plateau tibétain, au nord des géantes de l’Himalaya, une plante rare s’accroche aux falaises granitiques glacées, témoins robustes du Jurassique. Sur le toit de la planète, les pousses vertes de cette plante restent proches du sol, dépassant rarement l’épaisseur d’un doigt, et ses feuilles sont minuscules. Très rare, son vert vif et éclatant n’a été observé que par peu d’humains. Le nom vernaculaire en japonais, nanjamonja-goke, reflète bien la résilience hors commune dont fait preuve cette plante : la « mousse impossible ».
La mousse Takakia, est le plus vieux genre taxonomique de plantes connu. Elle a probablement 390 millions d’années, plus vieille que le supercontinent Pangée qui a commencé à se séparer il y a 200 millions d’années pour former les continents tels que nous les connaissons aujourd’hui. Si Takakia est particulièrement âgée, les mousses sont parmi les plantes les plus vielles sur terre. Leur résilience, leur capacité d’adaptation et d’évolution sont tout simplement uniques, ce qui les rendent capables de prospérer presque partout : dans les déserts les plus secs comme dans les forêts luxuriantes, sur les collines de l’Antarctique balayées par les vents et aux sommets des montagnes.
Dans le monde moderne, les mousses, pourtant si fondamentales pour le vivant, ont été relégués au décor. A proximité de la présence humaine, elles font souvent l’objet d’une impitoyable guerre chimique afin de les expulser du pavé et du béton, des cadres, des fenêtres et des seuils de portes. Est-ce que ce serait une coïncidence que dans les imaginaires de villes en décrépitude, dans des rêves de la chute de la société industrielle, les mousses – plantes porteuses de vie et résilientes face aux pires pollutions et radiations – sont parmi les premières à recouvrir les ruines des usines et des métropoles, des autoroutes et des déchetteries ? Dans la revanche de la nature, les mousses avancent. Et avec elles, la vie non-domptée, le sauvage, la farouche, le rudéral. Takakia a survécu à au moins quatre extinctions massives dela faune et de la flore, toutes dues à des changements climatiques. Ce n’est pas la première fois que les mousses voient les glaciers fondre. Mais aujourd’hui un défi autrement plus grand se dresse devant la mousse impossible. Désormais, sa résilience mythique est mise à rude épreuve par la crise écologique totale qu’est la société industrielle. C’est ce que Takakia sur le plateau tibétain raconte aux humains qui sont allés la trouver : d’année en année, son combat se durcit, mais sa résistance ne faiblit pas. Elle recule, mais elle se bat, inlassablement. Takakia marque une ligne de démarcation : résistance et liberté ou soumission et agonie. Le souvenir des mousses qui ont verdi la planète et ont donné naissance à tout ce qui vit et croît à la sortie de chaque ère de cataclysmes n’a pas été effacé. Aasaakamek, celles qui couvrent la terre. Aujourd’hui, cette force viscérale vient nourrir le fabuleux rêve de les voir couvrir les ruines industrielles de l’Anthropocène. Chaque pousse de Takakia rappelle le défi actuel : œuvrer à la chute de la société industrielle ou périr avec elle ; résistance libre et sauvage ou soumission morbide.

TAKAKIA N°1
À télécharger sur : https://takakia.blackblogs.org/wp-content/uploads/sites/2383/2024/06/takakia_1.pdf

#revue #takakia
Contact | Takakia

In Moosen der Gattung Takakia hinterließen bereits Dinosaurier Fußabdrücke. Doch obwohl die Pflanze Jahrmillionen überstanden hat, bereitet der Klimawandel ihr zunehmend Probleme.#Takakia #Lebermoos #Laubmoos #Hornmoos #Moose #Klimawandel #Himalaya #Dinosaurier #Pflanze #Landpflanze #Evolution #Genom #Gebirge #ErdeUmwelt #Biologie
Dieses lebende Fossil könnte dem Klimawandel zum Opfer fallen
Dieses lebende Fossil könnte dem Klimawandel zum Opfer fallen

In Moosen der Gattung Takakia hinterließen bereits Dinosaurier Fußabdrücke. Doch obwohl die Pflanze Jahrmillionen überstanden hat, bereitet der Klimawandel ihr zunehmend Probleme.

Spektrum.de
Himalaya-Moos ist älteste landlebende Pflanze. Takakia-Moos zweigte schon vor 390 Millionen Jahren von anderen Moosen und Landpflanzen ab. #Moos #Takakia #Pflanzen #Evolution #Himalaya
https://www.scinexx.de/news/biowissen/himalaya-moos-ist-aelteste-landlebende-pflanze/
Himalaya-Moos ist älteste landlebende Pflanze

Lebendes Fossil: Das nur im Himalaya vorkommende Takakia-Moos ist eine der ältesten lebenden Landpflanzen – und die Schwestergruppe aller anderen Moose,

scinexx | Das Wissensmagazin

World’s oldest moss could go extinct as a result of #ClimateCrisis

The world’s oldest moss, found in the #Himalaya's, may not be able to survive #ClimateBreakdown, scientists have said.
#Takakia, which has been growing for 390m years, is one of the fastest-evolving species ever found, but that may not be enough to save it, the researchers warned.

https://www.theguardian.com/environment/2023/aug/09/worlds-oldest-moss-could-go-extinct-as-a-result-of-climate-crisis

World’s oldest moss could go extinct as a result of climate crisis

Scientists say Takakia, a 390m-year-old moss found in Himalayas, is at risk despite its ability to adapt to extreme weather

The Guardian

"The rare moss Takakia has adapted over millions of years to a life at high altitudes. An international research team has now discovered exactly how it has developed the ability to survive frost and life-threatening high UV radiation". 

#climatechange #takakia #plant #adaptation #uv #frost
https://www.eurekalert.org/news-releases/998112

Oldest extant plant has adapted to extremes and is threatened by climate change

- A comprehensive study led by scientists from Freiburg and Beijing has characterized the adaptations of the moss Takakia to high altitudes and documented its population decline. - The moss Takakia is exposed to extreme conditions such as frost and high UV radiation in the Himalayas. The current study identifies the adaptations that protects it from these extreme environmental influences, and reconstructs its evolution. - Takakia is the oldest living genus of land plants. Comparison with fossils shows that its appearance has remained unchanged for at least 165 million years. As part of the study, the genome of Takakia lepidozioides was completely sequenced for the first time. - Over a 10-year period, the researchers documented the decline of Takakia populations on the Tibetan Plateau, as well as a significant increase in average temperatures and retreat of a nearby glacier. - The research team comprises 61 scientists from 20 institutes and six countries. It was led by Prof. Dr. Ralf Reski from the University of Freiburg, Germany, and Prof. Dr. Yikun He from the Capital Normal University in Beijing, China. - The study was recently published in the scientific journal Cell.

EurekAlert!