L'approche du voyage en France de M. Khrouchtchev amène les services de sécurité à prendre des " mesures d'éloignement " à l'encontre de ressortissants étrangers jugés " indésirables ". Depuis deux jours ces opérations semblent avoir une singulière ampleur et visent des écrivains ou des journalistes dont il est absurde de penser qu'ils puissent abuser de l'hospitalité française. Au surplus ces mesures - si elles sont justifiées par le désir d'éviter tout incident durant le séjour du chef du gouvernement soviétique - contrastent avec d'autres décisions : par exemple la mise en liberté provisoire d'hommes qui, comme M. Georges Sauge, ne dissimulent pas leur intention de manifester, au besoin violemment, leur hostilité à l'égard du leader soviétique.