On n’en parle jamais, ni des « plus en vues » (#Ebersolt) comme #Nishida ou #Tanabe, ni des plus obscures comme #Kuki ou #Tosaka, tous philosophes japonais de la première moitié du XXe siècle, ni des vedettes du postmodernisme à la japonaise comme #AsadaAkira, #KarataniKōjin ou #AzumaHiroki que même les plus fidèles amateurs de la « french theory » ignorent. C’est pourtant #Asada dans son « 構造と力 » (« structure et pouvoir ») de 1983 qui était le plus français des penseurs au monde, mais puisqu’il n’a jamais été traduit, tant pis pour le mouvement postmoderne du Japon extrêmement dynamique, plus radicalement bouleversant la société que nulle part ailleurs. 3/5
C’est dans la collection « Histoire de la philosophie » de #Vrin que #Ebersolt a publié sa thèse de 2017 sur #九鬼周造 #KukiShūzō. Hein ? Kou qui ? Jamais entendu de lui ! N’est il pas curieux que tout le monde soit capable de citer au moins un ou mêmes les deux lauréats japonais de prix Nobel de littérature (Kawabata et Ōe), de reconnaître des estampes de Hokusai ou Hiroshige, mieux encore des cinéastes de Ōzu via Kurosawa à Miyazaki – mais ne connaît aucun•e philosophe japonais•e ? C’est la question initiale de l’auteur français qu’en donne tout de suite la réponse : La « philosophie japonaise » n’évoque rien, même dans les milieux universitaires. 2/5