À l’aube de la mise à jour de la liste des espèces pouvant être détruites car « susceptibles d’occasionner des dégâts », une étude scientifique montre que cette politique est inefficace. Mais le ministère de la transition écologique n’entend pas changer de cap.

Le geai des chênes, petit oiseau brun aux ailes bleus, se nourrit de glands. En hiver, il constitue des petites réserves qu’il cache dans le sol de la forêt, puisqu'il oublie, contribuant ainsi à la pousse de nouveaux arbres. Le renard, lui, avale volontiers les campagnols et autres rongeurs porteurs de tiques. Il contribue ainsi à limiter la propagation de la maladie de Lyme. La corneille, en consommant larves et hannetons dans les champs, élimine les adversaires des cultures…

Le point commun entre ces trois animaux ? Leur rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes est ignoré par les pouvoirs publics. Officiellement, ce sont des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (Esod), et des bêtes à abattre : ils figurent sur la liste des animaux pouvant être tués tout au long de l’année – y compris, donc, hors période de chasse.

Ceux-là que l’on a longtemps appelé les « nuisibles », parce qu’ils peuvent endommager des cultures, des zones forestières, des propriétés privées, ou provoquer des risques sanitaires, et que de nombreuses associations environnementales défendent depuis des années… Toutes ces bêtes sauvages font l’objet d’une destruction massive : 1,7 million sont abattues chaque année.

Cette semaine, une étude scientifique est venue contredire la « logique » de ce dispositif : menée par le Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, et publiée le 9 mars dans la revue Biological Conservation, elle montre que cette gestion du sauvage pour éviter les dégâts ne fait pas sens d’un point de vue économique. Selon ses calculs, les dégâts causés par ces animaux pèsent entre 8 et 23 millions d’euros par an, tandis que le coût des interventions pour les tuer – que ce soit par piégeage, tir ou déterrage – revient à 103 à 123 millions d’euros par an.

suite et source : #^https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/130326/renards-fouines-corneilles-les-abattre-n-aucun-sens-dit-la-science

article en pdf : #^https://drop.infini.fr/r/npEFTcpAqY#XMb0CxcqxLncxaPpKyCuRJxiYjfxGMshPnhn/fAL868=

#esod #biodiversite #ecosystemes
Renards, fouines, corneilles… Les abattre n’a aucun sens, dit la science

À l’aube de la mise à jour de la liste des espèces pouvant être détruites car « susceptibles d’occasionner des dégâts », une étude scientifique montre que cette politique est inefficace. Mais le ministère de la transition écologique n’entend pas changer de cap.

Mediapart

FNE : Une nouvelle étude confirme que piéger et tuer les animaux sauvages ne permet pas de réduire les dommages agricoles

https://fed.brid.gy/r/https://www.faunesauvage.fr/non-classe/fne-une-nouvelle-etude-confirme-que-pieger-et-tuer-les-animaux-sauvages-ne-permet-pas-de-reduire-les-dommages-agricoles

Le massacre des “ESOD” coûte plus cher que les dégâts qu’on leur impute !

https://fed.brid.gy/r/https://www.aspas-nature.org/le-massacre-des-esod-coute-plus-cher-que-les-degats-quon-leur-impute/

Pour demander le retrait des renards de la prochaine liste des ESOD (Espèces Susceptibles d' Occasionner des Dégâts), une pétition officielle a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale par un collectif d’associations.
#renard #esod

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-4583?locale=fr

Déclassons la cruauté - Stoppons le massacre injustifié des renards - Déclassons la cruauté - Stoppons le massacre injustifié des renards - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale

Chaque année en France, entre 500 000 et 600 000 renards sont tués. Tir, piégeage, déterrage : la persécution est permanente, souvent cruelle, et repose sur des arguments faussement sanitaires ou économiques. Pourtant, la science est claire : ✅ Le renard ne menace pas l’agriculture ; au contraire, il dévore chaque année des milliers de rongeurs qui ravagent les cultures. ✅ La rage vulpine n’existe plus en France depuis 2001 grâce à la vaccination, pas aux abattages. ✅ L’échinococcose alvéolaire (parasite transmis par les rongeurs) n’est pas réduite par les tueries de renards. Au contraire, leur destruction attire de jeunes renards plus infectés. ✅ Le renard aide même à réduire le risque de maladie de Lyme, car il régule les rongeurs porteurs de tiques. Le rôle écologique du renard est essentiel : 🌱 Il protège les cultures en régulant naturellement campagnols et mulots. 🦠 Il agit comme un charognard sanitaire, nettoyant carcasses et cadavres, évitant la propagation de maladies. 🌳 En mangeant fruits et baies, il disperse des graines, favorisant la biodiversité. 👉 Les arguments pour le maintenir sur la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD) ne reposent sur aucune base scientifique. 👉 L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) elle-même affirme que le motif sanitaire ne justifie pas ce classement. Alors pourquoi ce massacre continue-t-il ? Parce que des intérêts économiques et politiques (chasseurs, certains lobbys agricoles) pèsent plus lourd que la science et l’opinion publique. Pourtant, 71 % des Français s’opposent à la persécution du renard (sondage IFOP, 2023). Nous demandons solennellement aux parlementaires : 🦊 Le déclassement immédiat du renard de la liste des ESOD. 🌿 La reconnaissance de son rôle écologique fondamental. 💔 La fin d’une politique coûteuse, inefficace et cruelle. ✍️ En signant cette pétition, vous contribuez à mettre fin à une injustice écologique et éthique. Ensemble, atteignons 100 000 signatures pour porter cette demande à l’Assemblée nationale. Cette pétition est portée par les associations engagées pour la faune sauvage : Focale pour le Sauvage, l’ASPAS, Ferus, One Voice, le Pôle Grands Prédateurs et Aves France, unies pour demander la fin de cette injustice. ➡️ Le renard n’est pas un nuisible. C’est un allié indispensable. Signez, partagez, faites entendre sa voix !

Renards : un député macroniste demande leur retrait de la liste ESOD !

https://fed.brid.gy/r/https://www.aspas-nature.org/renards-un-depute-macroniste-demande-leur-retrait-de-la-liste-esod/

L’année 2025 de l’ASPAS : une année de succès pour les animaux sauvages !

https://fed.brid.gy/r/https://www.aspas-nature.org/lannee-2025-de-laspas-une-annee-de-succes-pour-les-animaux-sauvages/