Un dessin pareil devrait attirer l'attention, non ?
B- Et demain alors ?
Demain ? les chiens ! (cf. Clifford D. Simak)
En se maintenant, ce Rossby canadien va obligatoirement en induire d'autres tout le long du Jet Stream courant sur tout le 45e parallèle puisque, rien que par sa seule présence il va le faire onduler en empêchant ces ondulations de dériver, à la manière d'un caillou près de la surface dans un torrent furieux induisant un chapelet de vagues immobiles jusqu'à loin en dessous de lui, et ceci va remettre en place des canicules sur toute l'Eurasie, de l'Espagne au Japon, aux mêmes endroits que celles de juin alors qu'on sera en juillet donc que leurs pics de chaleur seront pires que ceux de juin.
Mécanisme :
Les canicules eurasiennes et éventuellement japonaise induites par les ondulations du Jet derrière la bulle canadienne figée vont forcément réapparaître sous des "bulles de Rossby" aux mêmes endroits qu'en juin même si c'est très loin du Canada puisque le Jet Stream ondulera de la même façon, figée, à cause d'elle, fera toujours les mêmes "vagues" aux mêmes endroits derrière elle. Comme derrière le rocher dans le torrent, les méandres du Jet seront stationnaires.
Concernant leur stabilité en latitude, les bulles de Rossby sont prises entre deux murs entre lesquels elles ont le choix entre rebondir de l'un à l'autre comme des balles de ping-pong ou s'arrêter et ne plus bouger dans l'attente d'un hypothétique vent qui ne peut pas venir puisqu'il constitue ces murs, justement. Le mur Sud, c'est le Jet tempéré à la jonction Ferrel-Hadley (30-45ᵉ), qui draine les dépressions comme des wagons d'un train dont il serait la voie ferrée. Le mur Nord, c'est le froid polaire (au départ en 50-60ᵉ), un infranchissable pour une bulle de chaleur tropicale. Vers le haut, le couvercle c'est la tropopause contre laquelle filent les Jets et au-dessus de laquelle on a l'inaccessible stratosphère. Vers le bas, c'est le sol. Fin de l'histoire : les balles de ping-pong "de Rossby" sont comme prises dans un grand tube carré tout tordu dont les parois les repoussent dès qu'elles les frappent et pour elles c'est équivalent à un tube en acier quasi indéformable même si ondulant.
Le réchauffement des terres polaires déplace le mur Nord encore plus au Nord : le nouveau contraste, violent, entre la terre arctique devenue "brûlante" et l'océan encore froid génère un "nouveau mur" plus au nord que le précédent (50-60ᵉ -> 70-80ᵉ), ce dernier ayant comme fondu sous l'effet des canicules boréales qui, par leur chaleur sous lui, l'arrêtent parce que cette chaleur qu'il monte à lui le porte à une température voisine de celle du Jet tempéré (30-45ᵉ), donc ce dernier ne l'attire plus ce qui le ralentit et fait de lui une passoire pour les "bulles" de Rossby : elles sont à présent piégées dans le vaste couloir entre le Mur Sud (Jet subtropical 30-45°) et le Mur Nord (Jet arctique 70-80°). C'est quand le Mur Sud remonte brutalement vers le nord (aux sommets des ondulations) qu'il coince les 'hernies' de Rossby contre le Mur Nord, ce qui, en surchauffant le sol sous elles les amplifie démesurément jusqu'à leur immobilisation complète sur place. Résultat : le "couloir de ping-pong" est maintenant entre ce nouveau mur polaire (70-80ᵉ) plus littoral et le classique mur ondulant Ferrel-Hadley au départ en 45-50ᵉ mais dont les ondulations peuvent remonter jusqu'au 60ᵉ. Le "tube carré" résultant de ce nouvel agencement est toujours aussi efficace et infranchissable pour les balles de ping-pong.
Ainsi, toute "hernie de Rossby" s'incrustant vers le Nord, loin de sa latitude de départ, entre ces deux Jets aux trajets figés, pour s'y transformer ensuite en bulle autonome le fera toujours aux mêmes endroits et ceci au plus fort de l'été dans le pire El Niño jamais observé. Tout ça ne peut que chauffer à blanc et brûler.
De toute façon, cette région étant en été, il est logique que la calotte polaire s'y contracte sous l'effet de la chaleur, tirant son Jet à elle, et que le Jet Ferrel-Hadley (30-45ᵉ) remonte vers le Nord puisque la cellule de Hadley grossissant en été, elle repousse sa cellule de Ferrel vers son pôle.
Côté Sud ce doit forcément être l'inverse.
Concernant le "caillou", la "Rossby canadienne", pour la mi-juillet 2026 les modèles d'ensemble (CEP, GEFS) confirment que l'immobilité ne faiblit pas mais évolue : l'anticyclone central devrait lentement reculer vers l'ouest tout en s'élargissant pour tout recouvrir depuis les grandes Plaines jusqu'aux montagnes Rocheuses et au grand Nord canadien, soit une surface encore plus démesurée. Cet étalement contribuera évidemment à le maintenir en place, puisqu'il sera "trop gros pour mourir".
Les prévisions de danger d'incendie pour juillet et août 2026 sur la Colombie-Britannique, l'Alberta et les Territoires du Nord-Ouest classent le risque entre "très élevé" et "extrême". La combinaison de la sécheresse persistante, des bois morts (pullulation des scolytes) et de la chaleur accumulée a créé des conditions idéales pour produire des incendies plus dévastateurs que ceux de 2023 : leur carburant est déjà en place, dès le début de l'été, à la merci de la moindre étincelle.
Ailleurs, sur les canicules faussement finissantes d'aujourd'hui, pareil : les canicules à venir aux mêmes endroits vont surchauffer un sol qui l'est déjà, bien sec et qui n'aura vraisemblablement pas eu le temps de se refroidir. Les records absolus de température vont se suivre comme des perles sur un collier.
En toute logique bien basique, la même apocalypse d'incendies dantesques devrait se produire pareillement ailleurs, sur ces canicules clouées sur place, la zone recouverte par chacune de ces bulles de Rossby-là devrait être encore plus vaste qu'en juin. D'ailleurs, les modèles de prévision actuels (CEP, GEFS) confirment cette tendance pour la mi-juillet : le dôme canadien ne faiblit pas, il s'étale, validant mécaniquement ce scénario de 'tuyauterie climatique' enrayée.
Si, comme annoncé, ce El Niño se prolonge sur plusieurs années, 2027 va être "passionnante" de ce point de vue aussi.
C- Qu'est-ce qu'on en a à foutre si on n'est pas dedans ?
Rappel : en cette matière comme dans la majorité des autres, tout est dans tout et réciproquement.
Démo :
* Blé 2026 :
Des blocages d'anticyclones sur les "greniers à blé" de l'hémisphère nord (France, Ukraine, Russie, Kazakhstan), vont induire de façon synchronisée des récoltes sinistrées. Globalement, la production mondiale de blé 2026/27 (qui commence en juillet 2026) devrait chuter d'environ 3 % par rapport au record de 2025/26, plus de 25 millions de tonnes (MT) de blé en moins sur les 842 de l'an dernier qui ont été un record de production (la moyenne depuis 2020 est plus vers 780 MT).
C'est largement assez pour provoquer inflations et spéculations : historiquement parlant, une perte de plus de 2-3 % dans les pays exportateurs suffit à faire doubler les prix sur les marchés à terme et à déclencher des restrictions à l'exportation (cf. 2010), créant des pénuries artificielles pour les pays pauvres et importateurs. Si on ajoute les arnaques spéculatives des parasites sociaux genre celles de Total Énergie sur ses prix à la pompe, où que l'on soit situé sur la planète, entre nouilles et caviar c'est pas couru d'avance.: contrairement à l'Assemblée Nationale et au Sénat où on en a mis une sur chaque siège, partout ailleurs, où que l'on soit, pour avoir des nouilles à la maison il va falloir ... du blé.
Bon, on va bouffer du riz alors !
Ben ...
* Riz 2026 ;
Production en berne de 5 millions de tonnes (± -0,9 %) soit 537,8 MT au lieu des 548,8 MT de 2025. C'est la première baisse depuis 2015.
Principaux perdants :
- US (-15 %),
- Inde (baisse si la mousson est faible en juillet),
- Birmanie.
En Chine la production est relativement stable grâce à l'irrigation mais les rendements du "riz intermédiaire" sont menacés par la canicule dans le bassin du Yang Tsé Kiang.
Si le blé subit un choc immédiat (perte de récolte en cours), le riz affronte un choc d'offre structurel (USA) et un risque systémique majeur (Inde : mousson tardive et faible -> sec) qui pourrait se cristalliser en juillet-août sous l'effet persistant des ondes de Rossby.
Donc blé et riz en berne où que l'on soit, sécheresses partout. L'ennui est qu'il faut aussi de l'eau pour faire pousser les plants de caviar. L'argent va être trop cher partout pour tout. La crise est mondiale, ses effets aussi.
Post-ambule
En résumé :
- "Ce n'est qu'un début, les canicules continuent"
- Elles ne vont pas que faire mourir les gens de chaud, elles vont aussi les faire crever de faim, partout au monde. Ceci sur fond de grand délire inflationniste de nos parasites sociaux en col blanc. Le caviar, finalement, ne sera pas si cher que ça en proportion mais il n'est pas aussi nourrissant et complet que le pain, les nouilles et le riz (complet).
Le changement climatique, au tout début c'est ça.
Le slogan pour 2026-27, répétez-le après moi les enfants :
"Maman, j'ai faim !"
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#canicule #climat #Rossby #ChangementClimatique #ete2026