#Bellet note sur une trentaine de pages dans chaque volume les petites libertés qu’il y a prises pour embellir, altérer ou carrément inventer des détails historiques, mais rien sur l’emploi de mots inconnus au XVIe siècle comme le très beau « épectase », mort à l’orgasme. Ce dernier peut servir de commentaire méchant sur la différence principale de celui-ci aux livres de #LaurentBinet (« Perspectives ») ou #MathiasÉnard (« Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants ») placés dans la même époque : alors que ces deux là racontent à leur façons romanesques l’histoire de la culture, chez Bellet c’est surtout des histoires de cul qui le préoccupent. 3/3
Holbein est l’un des représentants de la Renaissance nordique, influencé par les flamands, son père HH le Vieux, mais aussi Léonard de Vinci (qui fait de nombreux caméos dans tome I). #Bellet est parfaitement qualifié pour ce genre de fiction historique : historien de l’art et journaliste culturel au Monde, il publiait déjà d’autres romans situés dans des milieux artistiques avant son premier Jambecreuse, quoique plutôt des polars – tous épuisés depuis longtemps, mais trouvables d’occasion. Pour en faire de son histoire de 1515 sqq. une expérience authentique il cultive un style à plonger nez devant dans les crasses et puanteurs de l’époque. 2/3