J’ai lu un des derniers articles d’@hparadoxa, et je trouve qu’il met très bien par écrit des réflexions qu’on s’échange pas mal entre personnes qui portons un masque au quotidien:
Porter un FFP2 pour faire les courses est probablement une des actions anti fasciste les plus simples et accessibles à la majorité d’entre nous. C’est la porte d’entrée la plus facile pour commencer à être capable de se présenter publiquement et dire « je vais faire ça parce que c’est ce qu’il faut faire, même si on me dit de faire l’inverse, même si on me regarde bizarrement, même si on me juge. » C’est le minimum auquel il va falloir nous habituer, le minimum qu’il va falloir apprendre à être prêt à faire s’il on veut être capable de résister un tant soit peu au fascisme dans notre quotidien.
[…]
Le port du masque ne fera pas tomber le fascisme tout seul, mais il vous entraînera, vous et les gens devant qui vous le porterez, à ne pas vous laisser manger par la propagande fasciste qui veux nous faire croire que certaines vies sont dispensables, que nous devrions tous et toutes marcher sur elles pour préserver notre confort, et que tout signe visible de vulnérabilité ou de soutiens aux personnes vulnérable est un stigmate honteux.
https://alistairh.fr/5-raisons-de-porter-le-masque/
Porter le masque ça fait partie des choses qui nous entraine à lutter contre le fascisme. Lutter contre le déja-là fasciste, au-delà du fait que c’est la bonne chose à faire, c’est aussi s’entrainer à résister aux futures mesures fascistes qui nous seront imposées.
Ce courage et cette intégrité-là sont loin d’être autant valorisé·es qu’affronter les flics en manif par ex, pourtant iels sont tout aussi nécessaire.
ajout: lire aussi Du courage.
