Se déconnecter ne déconnecte pas l’IA

L’appel à une objection de conscience vis-à-vis de l'IA dans les universités procède d’une erreur stratégique et philosophique. En cultivant des « îlots de résistance », elle transforme une lucidité critique nécessaire en justification du renoncement. La vraie objection ne consiste pas à se déconnecter mais à lutter pour imposer d’autres connexions, d’autres appropriations, d’autres finalités. 

Par Grégory Chatonsky › https://l.mediapart.fr/a4z

@mediapartblogs la seule question que j'aurais pour Grégory, ce serait pour savoir dans quelle dimension il évolue, parce que clairement il vit pas dans le même monde que nous. "Pourquoi avoir une telle position alors que si tout était différent il y aurait une meilleure approche"

@mathieui
C'est très bien résumé. Le type est complètement hors sol.
Ses arguments pro-IA sont lunaires, quand ils ne sont pas de mauvaise foi. Je ne reviens pas dessus ce serait trop long, je veux juste réagir sur l'objection de conscience.

Pour la discréditer il développe une conception très réductrice de l'objection de conscience. Comme s'il ne s'agissait que de sortir du système pour ne plus s'en préoccuper.
Il me semble que l'objection de conscience face à l'utilisation des armes s'est souvent accompagnée d'un militantisme et même d'un activisme pour la paix, ce n'est pas exclusif.

#resistIAGen

@mediapartblogs

@mathieui
Refuser l'IAgen à titre personnel ne signifie pas un renoncement à combattre son invasion.
Au contraire faire reconnaître un droit à l'objection face aux IA génératives participerait à ancrer l'existence d'un débat moral, la légitimité d'un questionnement, et serait donc un point d'appui à la lutte.

Et l'objection de conscience prend encore plus de sens si l'on considère les liens très étroits entre le développement de l'IA et l'industrie de la guerre.

@mediapartblogs