⭕L’attentat de l'hôtel #King_David à #Jérusalem a été perpétré le 22 juillet 1946. Cette attaque à la bombe a été préparée et menée par l'organisation juive #Irgoun (dirigé alors par #Menahem_Begin, qui sera Premier ministre #d’Israël de 1977 à 1983).
Avec l'aval du Mouvement de la résistance hébraïque (structure en juin 1945 fédérant la #Haganah, #l'Irgoun et le #Lehi, ou groupe #Stern), et visait les autorités #Britanniques dont les bureaux étaient situés au sein de l'hôtel #King_David à #Jérusalem, alors en #Palestine mandataire.
Cet attentat a fait de nombreuses victimes : 91 morts et 46 blessés.
À la suite de différentes attaques de la part de #l'Irgoun qui combat la présence #Anglaise, les autorités #Britanniques lancent, le 29 juin, l'opération #Agatha, avec pour but le démantèlement des différentes cellules de l'organisation juive.
Des documents contenant des informations importantes sur #l'Irgoun ainsi que la #Haganah sont saisis à l'Agence juive, des caches d'armes sont découvertes et environ 2 700 Juifs sont arrêtés par la police #Britannique et les autorités militaires #Britanniques.
L’hôtel #King_David, un des hôtels les plus prestigieux de l'époque, abrite alors, au sein de son aile Sud, le secrétariat du gouvernement #Britannique de #Palestine (British Mandate Secretariat in Palestine).
Le commandement militaire #Britannique (Army Headquarters) et le service d'investigation et de renseignement #Britannique, au sein de la #British_Police_in_Palestine.
C'est ce service qui détient de nombreux documents importants sur les groupes armés sionistes récupérés lors de l'opération #Agatha. #L'Irgoun a donc tout intérêt à faire disparaître ces documents avant leur utilisation par le gouvernement #Britannique.
Les bureaux des différents services #Britanniques sont répartis sur cinq niveaux de l'aile Sud et deux niveaux de la partie centrale.
Les autorités #Britanniques ont sécurisé l'accès à l'aile Sud du bâtiment avec des barbelés ainsi que plusieurs points de contrôle. Il faut donc montrer patte blanche pour accéder à cette partie de l'hôtel.
Une mitrailleuse avec un puissant projecteur pour éclairer la zone la nuit a même été placé sur le toit d'un bâtiment annexe. Seul le sous-sol n'est pas sécurisé et c'est cette faille que va exploiter #l'Irgoun.
L'attaque. Le 22 juillet, vers midi, une camionnette de livraison se présente à l'entrée de service de l'hôtel, avec à l'intérieur plusieurs membres de #l'Irgoun habillés en Arabes.
Descendus de leur véhicule, ils pénètrent dans le bâtiment, se faisant passer pour des livreurs de lait, transportant avec eux plusieurs bidons.
Puis, pendant que certains d'entre eux tiennent en respect le personnel de cuisine ainsi qu'un capitaine #Français, officier de liaison avec les #Britanniques, d'autres se dirigent par le tunnel du sous-sol jusque sous l'aile Sud du bâtiment, où ils placent leurs charges explosives.
Au même moment, une détonation est entendue émanant d'une rue voisine de l'hôtel, à la suite de l'explosion d'une grenade lancée sous un camion-citerne, et ce dans le but de détourner l'attention de l'action en cours à l'hôtel.
Dans le même temps, un officier #Anglais, blessé par balle lors d'une rencontre fortuite avec les terroristes quelques minutes avant dans un des couloirs de l'hôtel, arrive à remonter au rez-de-chaussée et donne l'alerte.
Les terroristes prennent alors la fuite dans une auto garée à l'extérieur de l'enceinte de l'hôtel. Au moins deux d'entre eux sont blessés par balle lors de leur fuite. À 12h37, une explosion secoue le bâtiment et une partie de l'aile sud s'effondre, ensevelissant environ cent cinquante personnes.
Néanmoins, d'autres bombes non explosées seront découvertes par la suite dans le sous-sol du bâtiment, prouvant que l'explosion aurait pu réduire en cendres une partie plus importante de l'hôtel, mais, dans la précipitation, les terroristes n'ont pu exécuter leur mission jusqu'au bout.
D'ailleurs, le consulat général de #France situé à une centaine de mètres de l'hôtel reçoit, une dizaine de minutes après l'explosion, un coup de fil anonyme le prévenant d'une explosion imminente à l'hôtel.
Il est permis de penser qu'effectivement, les terroristes ont déclenché leur explosion trop tôt et de façon incomplète.
Conséquences. Dans les jours qui suivent, le commandement #Britannique est accusé, par les terroristes de #l'Irgoun, de ne pas avoir tenu compte d'un appel anonyme qui aurait été passé avant l'explosion.
Conseillant l'évacuation du bâtiment, ce qui aurait eu comme répercussion que le nombre de victimes de l'attentat (morts et blessés) soit très important.
Accusation récusée par le Consul de #France à #Jérusalem qui affirme que la découverte d'autres explosifs après l'attentat ainsi que le créneau horaire de l'opération terroriste, correspondant à une forte fréquentation habituelle du bâtiment.