Parmi les visiteureuses de notre permanence syndicale, une question revient souvent : « Est-ce que mon patron peut me virer pour *insérer la faute de votre choix* ? »
La réponse va vous surprendre : Oui.
Votre patron peut vous virer. Même pour une mauvaise raison. Même sans raison. Sans préavis.
Le seul droit des salarié·e·s, c’est de contester le licenciement devant le tribunal des relations individuelles de travail : le Conseil de prud’hommes (CPH).
Vous pouvez y déposer une requête par vous-même, mais ne le faites pas : sans expérience, c’est un coup à perdre pour une question de forme, ce serait dommage. Donc cherchez un·e défenseur·e syndical·e, c’est gratuit, ou un·e avocat·e, ça peut être gratuit si votre banque ou votre assurance vous a fourgué une protection juridique, ou si vous êtes éligible à l’aide juridictionnelle, totale ou partielle.
Si au CPH vous parvenez à faire reconnaître une situation de discrimination (sexiste, raciste, syndicale, liée à votre santé, etc.), ou une violation de votre statut de salarié protégé (du fait d’un mandat syndical, et pas en cas de grossesse comme je l’entends souvent), vous pouvez exiger votre réintégration.
Sinon, c’est seulement au bon vouloir du patron qu’un·e salarié·e peut retrouver le poste dont il a été viré. Mais à part dans de très grosses entreprises, je n’ai jamais croisé de salarié·e demandant sa réintégration après un licenciement abusif.
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