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Donald Trump et l'Iran ont signé l'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient

Le prĂ©sident des Etats-Unis a signĂ© un exemplaire de l'accord depuis le chĂąteau de Versailles, oĂč il dĂźnait avec Emmanuel Macron mercredi soir, a appris franceinfo auprĂšs de l'ElysĂ©e.

franceinfo

Trump, l’Iran et le nouveau Yalta

Par Richard Abitbol,
[16 juin 2026]

VERS UN MONDE ORBITAL DOMINÉ PAR LES ÉTATS-UNIS, LA CHINE ET UN MOYEN-ORIENT DE BASCULE

« Nous n’avons pas d’alliĂ©s Ă©ternels, et nous n’avons pas d’ennemis perpĂ©tuels. Nos intĂ©rĂȘts sont Ă©ternels et perpĂ©tuels, et c’est notre devoir de les suivre. Â»
Lord Palmerston

Il est des moments oĂč l’histoire ne se rĂ©pĂšte pas, mais se dĂ©place. Ce qui se joue aujourd’hui autour de l’Iran, du pĂ©trole, d’IsraĂ«l et des pays du Golfe n’est pas seulement une crise rĂ©gionale.

C’est peut-ĂȘtre l’un des premiers actes visibles d’un redĂ©ploiement gĂ©opolitique mondial, oĂč les États-Unis ne cherchent plus seulement Ă  dĂ©fendre un ordre international, mais Ă  redevenir les maĂźtres du jeu...

La vision de Donald Trump apparaßt désormais plus clairement.

« Make America Great Again Â»ne signifie pas seulement restaurer la prospĂ©ritĂ© amĂ©ricaine. Cela signifierendre aux États-Unis la capacitĂ© de dĂ©cider qui gouverne, quiexporte, quivend, quinĂ©gocie, quisurvitpolitiquement etqui dĂ©pend stratĂ©giquement de Washington.

Ce n’est donc pas un isolationnisme. C’est une forme nouvelle d’impĂ©rialisme transactionnel


Trump ne se retire pas du monde. Il veut le simplifier.

Il veut le réduire à de grands rapports de force lisibles, négociables, monnayables.

  • Dans cette vision, les peuples comptent moins que les gouvernances,
  • les gouvernances moins que les flux,
  • et les flux moins que le pouvoir de les contrĂŽler.

Le Venezuela hier, l’Iran aujourd’hui, Cuba peut-ĂȘtre demain, ne sont pas d’abord des théùtres de libĂ©ration dĂ©mocratique. Ce sont des lieux de reprise en main gĂ©opolitique.

Trump ne cherche pas nécessairement à produire des démocraties autonomes. Il cherche à produire des régimes compatibles, prévisibles, négociables et dépendants.

C’est peut-ĂȘtre pourquoi il ne s’est pas empressĂ© de soutenir Reza Pahlavi et l’opposition iranienne. Une opposition nationale vĂ©ritablement lĂ©gitime pourrait devenir trop autonome. Elle pourrait vouloir gouverner l’Iran selon une logique iranienne, et non selon une logique amĂ©ricaine.

Un rĂ©gime iranien affaibli, humiliĂ©, encadrĂ©, mais maintenu sous pression, peut ĂȘtre plus utile Ă  Washington qu’un nouveau pouvoir libre de ses choix


C’est lĂ  toute la brutalitĂ© du rĂ©alisme trumpien : mieux vaut parfois un adversaire diminuĂ© et dĂ©pendant qu’un alliĂ© souverain


Avec le Venezuela et l’Iran, Trump pourrait redevenir, indirectement, le plus grand opĂ©rateur politique du marchĂ© pĂ©trolier mondial.

Non pas forcément en possédant le pétrole,

Mais en contrÎlant les autorisations, les sanctions, les exemptions, les routes, les détroits, les assurances, les négociations et les régimesqui rendent ce pétrole disponible ou non.

Le pĂ©trole n’est pas seulement une matiĂšre premiĂšre. Il est une grammaire de puissance.

Celui qui contrĂŽle les conditions politiques de sa circulationcontrĂŽle bien plus que le prix du baril.

Il contrĂŽle l’inflation, la croissance, les marges de manƓuvre europĂ©ennes, les besoins chinois, les Ă©quilibres indiens, les finances du Golfe et les arbitrages des marchĂ©s.

DerriĂšre cette stratĂ©gie se dessine peut-ĂȘtre une forme de nouveau Yalta : non plus un Yalta Ă  trois comme en 1945, mais un Yalta Ă  deux, entre Washington et PĂ©kin


Les États-Unis et la Chine pourraient ĂȘtre tentĂ©s de se reconnaĂźtre mutuellement comme les deux soleils du systĂšme mondial, tout en nĂ©gociant leurs zones de friction, leurs espaces de domination et leurs marges de concurrence.

Mais le monde actuel n’est plus celui de 1945. Il ne se laisse pas dĂ©couper aussi simplement.

Les États ne sont plus seulement des pions. Certains ont gagnĂ© assez de masse stratĂ©gique pour changer d’orbite.

Le monde qui vient ne sera donc pas multipolaire au sens naïf du terme. Il sera probablement bipolaire dans sa structure centrale, mais orbital dans son fonctionnement réel.

Deux soleils domineront le systĂšme international : les États-Unis et la Chine.

Autour d’eux graviteront des États, des Ă©conomies, des alliances, des dĂ©pendances militaires, technologiques, financiĂšres et Ă©nergĂ©tiques.

Mais, contrairement au monde figĂ© de la guerre froide, ces satellites ne seront pas condamnĂ©s Ă  rester Ă©ternellement dans la mĂȘme orbite. Certains auront assez de masse pour s’éloigner d’un centre, se rapprocher de l’autre, ou jouer de leur position intermĂ©diaire


LE MONDE DE DEMAIN NE SERA PAS SEULEMENT CELUI DES BLOCS. IL SERA CELUI DES ORBITES.

Dans ce systĂšme, trois pĂŽles d’appoint se dĂ©tachent :

  • le Moyen-Orient,
  • la Russie
  • et l’Europe
  • dans cet ordre d’importance stratĂ©gique rĂ©elle.

– La Russie demeure un astre lourd, nuclĂ©aire, militaire, Ă©nergĂ©tique, territorial, capable de perturber profondĂ©ment les Ă©quilibres.

Mais elle n’est plus un soleil.

Elle est trop dépendante économiquement, trop limitée industriellement, trop arrimée désormais à la Chine pour redevenir un pÎle complet.

Elle reste une puissance de nuisance et de déséquilibre, une planÚte noire capable de provoquer des éclipses, mais non de structurer seule un systÚme international.

– L’Europe, quant à elle, est un astre paradoxal.

Elle possÚde un marché immense, une monnaie, des normes, une culture politique, une puissance commerciale et des infrastructures avancées.

Mais elle souffre d’un dĂ©faut majeur : elle n’a pas de volontĂ© stratĂ©gique unifiĂ©e.

  • Elle rĂ©gule plus qu’elle ne dĂ©cide.
  • Elle moralise plus qu’elle ne pĂšse.
  • Elle parle d’autonomie stratĂ©gique, mais dĂ©pend encore largement du parapluie amĂ©ricain.

L’Europe demeure donc une puissance potentielle, mais non encore une puissance pleinement politique.

– LE MOYEN-ORIENT, EN REVANCHE, POURRAIT DEVENIR LE PÔLE D’APPOINT DÉCISIF DU XXIe SIÈCLE.

Longtemps objet des stratĂ©gies impĂ©riales, il pourrait devenir sujet de l’Histoire. Longtemps champ de bataille des autres, il pourrait devenir arbitre mobile du nouvel Ă©quilibre mondial.

Par son Ă©nergie, ses fonds souverains, ses routes maritimes, ses ports, ses dĂ©troits, ses capacitĂ©s militaires, sa dĂ©mographie, sa centralitĂ© religieuse, ses besoins de reconstruction, mais aussi par l’innovation israĂ©lienne et la montĂ©e en puissance des monarchies du Golfe,

le Moyen-Orient pourrait devenir la grande planÚte stratégique autour de laquelle se réorganiseront de nombreuses orbites secondaires


Il ne serait ni amĂ©ricain, ni chinois. Il pourrait ĂȘtre alternativement l’un et l’autre, ou ni l’un ni l’autre. Sa force viendrait prĂ©cisĂ©ment de cette capacitĂ© de bascule.

Le Moyen-Orient pourrait

  • acheter amĂ©ricain pour sa sĂ©curitĂ©,
  • commercer chinois pour ses infrastructures,
  • investir indien pour ses dĂ©bouchĂ©s,
  • coopĂ©rer israĂ©lien pour sa technologie,
  • financer africain pour sa profondeur gĂ©opolitique,
  • et dialoguer avec l’Europe pour ses normes et ses marchĂ©s.

Il ne serait plus un simple espace de dépendance, mais un espace de choix


Dans ce systÚme orbital, la puissance ne consistera plus seulement à dominer un territoire. Elle consistera à organiser une gravité.

Les États-Unis et la Chine seront les deux centres majeurs, mais les pĂŽles d’appoint dĂ©termineront les Ă©quilibres concrets.
CELUI qui pourra CHANGER D’ORBITE SANS SE DÉSINTÉGRER deviendra INDISPENSABLE


C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’affaire iranienne.

Elle est loin d’ĂȘtre terminĂ©e. Elle ne se rĂ©sume pas Ă  un affrontement militaire, ni Ă  une nĂ©gociation nuclĂ©aire, ni Ă  une sĂ©quence Ă©lectorale amĂ©ricaine.

Elle rĂ©vĂšle une divergence profonde entre les objectifs de Trump, ceux d’IsraĂ«l et ceux des pays du Golfe


Trump peut vouloir

  • arrĂȘter la crise au moment oĂč elle devient rentable politiquement,
  • afficher une victoire diplomatique,
  • stabiliser les marchĂ©s,
  • contenir l’Iran sans le renverser,
  • rassurer les Ă©lecteurs amĂ©ricains avant les Ă©chĂ©ances intĂ©rieures

et montrer qu’il a rĂ©tabli la maĂźtrise amĂ©ricaine du jeu.

MAIS ISRAËL NE RAISONNE PAS AINSI.

Pour IsraĂ«l, l’Iran n’est pas une variable de marchĂ©.

Ce n’est pas seulement un dossier diplomatique.

C’est une menace existentielle, nuclĂ©aire, balistique, idĂ©ologique, rĂ©gionale et indirecte, par ses proxies.

IsraĂ«l ne peut pas accepter facilement de s’arrĂȘter au milieu du guĂ© aprĂšs avoir consenti des sacrifices considĂ©rables, mobilisĂ© son armĂ©e, exposĂ© sa population, consommĂ© ses stocks, et pris des risques stratĂ©giques majeurs.

Les IsraĂ©liens ne pardonneraient pas Ă  leur gouvernement d’avoir acceptĂ© une guerre coĂ»teuse sans neutralisation durable de la menace.

Il y a donc une différence fondamentale entre le calendrier américain et le calendrier israélien. Trump peut rechercher une sortie. Israël cherche une garantie


L’ARABIE SAOUDITE ET LES ÉMIRATS NE RAISONNENT PAS EXACTEMENT COMME TRUMP NON PLUS.

Ils peuvent souhaiter une stabilisation rapide, mais pas au prix d’un Iran reconstituĂ©, laissĂ© intact dans ses moyens de nuisance.

Ils savent que l’Iran n’est pas seulement un État. C’est aussi un systĂšme de projection rĂ©gionale : Hezbollah, milices irakiennes, Houthis, rĂ©seaux syriens, pression sur Ormuz, guerre indirecte et intimidation stratĂ©gique.

Un accord qui sauverait les apparences sans modifier cette architecture ne serait pas une paix.

Ce serait une suspension.

Or Israël et les pays du Golfe ne peuvent pas fonder leur avenir sur des suspensions.

Ils doivent penser plus loin.

C’est ici que la situation actuelle rappelle Ă  IsraĂ«l une leçon ancienne : celle de 1967.

À l’époque, IsraĂ«l dĂ©pendait massivement de la France pour ses approvisionnements militaires. Le boycott dĂ©cidĂ© par de Gaulle fut un choc stratĂ©gique. IsraĂ«l dĂ©couvrit alors qu’un alliĂ©, mĂȘme essentiel, peut devenir une contrainte.

L’embargo français ne fut pas seulement une trahison diplomatique ; il fut un Ă©lectrochoc fondateur. Il força IsraĂ«l Ă  comprendre qu’aucune nation menacĂ©e dans son existence ne peut confier sa survie Ă  la dĂ©cision politique d’un autre État.

De cette blessure naquit une industrie militaire israĂ©lienne parmi les plus performantes du monde : avions, missiles, drones, renseignement, Ă©lectronique, cyberdĂ©fense, systĂšmes antimissiles.

Israël transforma une dépendance humiliée en souveraineté industrielle.

Aujourd’hui, la dĂ©pendance n’est plus française. Elle est amĂ©ricaine.

Elle concerne les avions, certaines munitions, certaines bombes de précision, certaines piÚces, certains intercepteurs, certains systÚmes de réassort et surtout la profondeur logistique en cas de guerre longue.

Tant que les intĂ©rĂȘts amĂ©ricains et israĂ©liens sont parfaitement alignĂ©s, cette dĂ©pendance paraĂźt supportable.

Mais le jour oĂč Washington veut arrĂȘter une guerre avant JĂ©rusalem, cette dĂ©pendance devient une limite stratĂ©gique.

La dĂ©pendance militaire n’est acceptable que tant que les intĂ©rĂȘts politiques restent alignĂ©s. Le jour oĂč l’alliĂ© veut arrĂȘter la guerre avant vous, l’alliĂ© devient une contrainte stratĂ©gique.

C’est ici que le souvenir du Lavi prend toute sa signification.

Le Lavi, avion de combat multirĂŽle israĂ©lien dĂ©veloppĂ© dans les annĂ©es 1980, fut abandonnĂ© pour des raisons de coĂ»t, mais aussi sous pression amĂ©ricaine. Il symbolise une souverainetĂ© aĂ©ronautique interrompue. Il ne s’agit pas nĂ©cessairement de ressusciter tel quel un avion d’une autre Ă©poque.

Il s’agit de ressusciter une doctrine : celle d’une autonomie stratĂ©gique complĂšte dans les domaines vitaux.

Le Lavi n’est plus seulement un avion. Il est une mĂ©taphore.

Israël pourrait ne pas devoir construire seul, demain, un chasseur national complet. Les coûts seraient immenses, les délais trÚs longs, les chaßnes industrielles complexes.

Mais IsraĂ«l peut viser une indĂ©pendance graduĂ©e :

  • munitions critiques, drones, missiles longue portĂ©e, dĂ©fense antimissile, guerre Ă©lectronique, radars, capteurs, logiciels, intelligence artificielle embarquĂ©e, intercepteurs, piĂšces de rechange, maintenance souveraine,
  • et peut-ĂȘtre un jour une plateforme aĂ©rienne co-dĂ©veloppĂ©e avec des partenaires rĂ©gionaux ou asiatiques.

En 1967, de Gaulle a forcé Israël à devenir une puissance militaire industrielle.

En 2026, Trump pourrait forcer IsraĂ«l Ă  franchir la derniĂšre Ă©tape : devenir une puissance stratĂ©gique pleinement autonome


C’EST LÀ QUE LA CONVERGENCE AVEC LES PAYS DU GOLFE DEVIENT CAPITALE.

IsraĂ«l possĂšde la technologie, l’expĂ©rience opĂ©rationnelle, l’innovation militaire, l’agilitĂ© cybernĂ©tique, l’excellence en renseignement et en systĂšmes intĂ©grĂ©s.

Les Émirats possĂšdent les capitaux, les ports, les rĂ©seaux logistiques et diplomatiques.

L’Arabie saoudite possĂšde la profondeur Ă©nergĂ©tique, financiĂšre, territoriale et religieuse.

La Jordanie possĂšde une fonction d’équilibre.

L’Égypte contrîle Suez.

L’Irak pourrait redevenir un pont.

La Syrie et le Liban, s’ils sortent de la tutelle iranienne, pourraient redevenir des espaces de reconstruction et de circulation.

Un pĂŽle moyen-oriental pourrait ainsi naĂźtre non pas d’un rĂȘve idĂ©ologique, mais d’une addition d’intĂ©rĂȘts vitaux.

Ce pîle ne serait pas homogùne. Il ne serait pas simple. Il ne serait pas sentimental. IL SERAIT STRATÉGIQUE.

Il pourrait reposer sur quelques piliers : sĂ©curitĂ© rĂ©gionale, dĂ©fense antimissile, lutte contre les proxies, maĂźtrise Ă©nergĂ©tique, corridors commerciaux, ports, fonds souverains, IA, cyberdĂ©fense, eau, agriculture, reconstruction, logistique, espace, drones, santĂ© et investissements en Afrique.

Un tel pĂŽle ne serait pas nĂ©cessairement anti-iranien par essence. Il serait anti-hĂ©gĂ©monique. Il pourrait parfaitement accueillir demain un Iran transformĂ©, redevenu État national plutĂŽt que puissance rĂ©volutionnaire.

Mais il ne pourrait pas accepter un Iran qui cherche Ă  encercler IsraĂ«l, intimider le Golfe, contrĂŽler le Liban, instrumentaliser la Syrie, peser sur l’Irak, menacer Ormuz et exporter la guerre par procuration.

L’enjeu iranien n’est donc pas seulement nuclĂ©aire. Il est orbital.

La question est simple :

l’Iran restera-t-il un satellite perturbateur du systùme russe et chinois,

ou redeviendra-t-il un astre national capable de retrouver sa propre orbite ?

Sera-t-il un régime révolutionnaire assiégé, vivant de la menace,

ou un État persan rĂ©insĂ©rĂ© dans un Ă©quilibre rĂ©gional ?

Tant que cette question ne sera pas tranchée, aucune paix ne sera définitive.

C’est pourquoi une paix trop rapide pourrait n’ĂȘtre qu’une suspension. Une trĂȘve. Une respiration. Un arrangement de marchĂ©s. Un cessez-le-feu prĂ©sentĂ© comme victoire, mais laissant intacte la logique profonde de conflictualitĂ©.

Le paradoxe du trumpisme est donc immense.

En voulant restaurer la domination amĂ©ricaine, Trump pourrait accĂ©lĂ©rer l’autonomisation de ses alliĂ©s.

En voulant redevenir maĂźtre du jeu, il pourrait obliger les autres Ă  apprendre Ă  jouer sans lui.

En voulant organiser un nouveau Yalta avec la Chine, il pourrait susciter l’émergence de pĂŽles rĂ©gionaux capables de refuser d’ĂȘtre partagĂ©s entre deux empires.

Les États-Unis et la Chine resteront les deux soleils du systùme.

Mais l’Histoire ne sera pas Ă©crite seulement par les soleils. Elle le sera aussi par les astres capables de changer d’orbite


Et c’est peut-ĂȘtre lĂ  le grand enjeu des dix prochaines annĂ©es.

Le Moyen-Orient acceptera-t-il de rester un espace traversĂ© par les ambitions des autres ?

Ou deviendra-t-il une puissance orbitale, capable de pencher tantĂŽt vers Washington, tantĂŽt vers PĂ©kin, sans jamais perdre sa propre trajectoire ?

IsraĂ«l, les pays du Golfe et les États arabes stabilisĂ©s dĂ©tiennent peut-ĂȘtre une partie de la rĂ©ponse.

« Les nations n’ont pas d’amis Ă©ternels, seulement des intĂ©rĂȘts permanents. Â» Cette maxime attribuĂ©e Ă  Palmerston pourrait servir d’exergue au monde qui vient.

Elle dit en une phrase ce que l’affaire iranienne rĂ©vĂšle brutalement :

L’alliance n’est jamais une garantie absolue, elle n’est qu’une convergence provisoire d’intĂ©rĂȘts. Le jour oĂč les intĂ©rĂȘts divergent, l’alliĂ© devient une contrainte


L’affaire iranienne n’est donc pas seulement une crise de plus.

Elle est un révélateur du monde qui vient.

Elle rĂ©vĂšle que Trump n’est pas isolationniste, mais impĂ©rial.

Elle rĂ©vĂšle que la Chine n’a pas besoin de vaincre pour avancer.

Elle révÚle que la Russie est lourde, mais moins centrale.

Elle rĂ©vĂšle que l’Europe est riche, mais stratĂ©giquement inachevĂ©e.

Elle révÚle que les alliances ne suffisent plus si elles deviennent des dépendances.

Elle rĂ©vĂšle que le pĂ©trole, les routes, les missiles, les drones, l’IA et les fonds souverains composent dĂ©sormais une mĂȘme grammaire de puissance.

ELLE RÉVÈLE SURTOUT QUE LE MOYEN-ORIENT POURRAIT DEVENIR LE GRAND RÉGULATEUR ORBITAL DU XXIE SIÈCLE.

Le monde ne sera pas seulement bipolaire. Il sera orbital.

Deux soleils, certes.

Mais quelques planùtes capables de faire trembler la lumiùre. RA♩

© Richard Abitbol

#Chine #Iran #MoyenOrient #Russie #Trump
Trump, l’Iran et le nouveau Yalta

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Guerre au #MoyenOrient : l’armĂ©e iranienne a menacĂ© d’une "rĂ©ponse sĂ©vĂšre" aux frappes israĂ©liennes dans le sud du #Liban qui ont fait 4 morts mardi, en dĂ©pit de l’annonce d’un accord entre les #EtatsUnis et la RĂ©publique islamique pour mettre fin Ă  la #guerre https://www.aljazeera.com/news/2026/6/16/israeli-strikes-kill-four-in-southern-lebanon-amid-ceasefire-talks?traffic_source=rss #IsraĂ«l aurait violĂ© le cessez-le-feu au Liban 84 fois depuis l’annonce de l’accord lundi. https://www.rtbf.be/article/guerre-au-moyen-orient-l-armee-iranienne-menace-d-une-reponse-severe-aux-attaques-israeliennes-au-liban-11741968

#iran #actu #info #actualite #information

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MalgrĂ© l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran incluant la guerre opposant IsraĂ«l au Hezbollah, mouvement pro-iranien, des attaques de drones ont visĂ© deux vĂ©hicules dans la localitĂ© de #Mayfadoun et un autre dans la ville voisine de #Choukine, dans la rĂ©gion de #NabatiyĂ©, selon l’Agence nationale de l’information.
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MalgrĂ© l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran incluant la guerre opposant IsraĂ«l au Hezbollah, mouvement pro-iranien, des attaques de drones ont visĂ© deux vĂ©hicules dans la localitĂ© de Mayfadoun et un autre dans la ville voisine de Choukine, dans la rĂ©gion de NabatiyĂ©, selon l’Agence nationale de l’information.

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#MoyenOrient | Les députés européens et la chef de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, débattront des derniers développements concernant les crises en cours au Moyen-Orient et du rÎle de l'UE dans la désescalade.

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