▶️ 4) Le manque d’ #eau provoque des maladies évitables
Près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza sont endommagées ou détruites. Stations de dessalement, canalisations et systèmes d’égouts ont été lourdement touchés.
MSF a documenté des attaques contre des camions-citernes et des puits, véritables bouées de sauvetage pour des milliers de personnes. Des violences surviennent également lors des distributions d’eau, causant des blessés et endommageant les équipements.
Le manque d’accès à l’eau a des conséquences graves sur la santé, l’hygiène et la dignité des populations. L’accès à des produits de base comme l’eau potable, le savon et les produits d’hygiène menstruelle est extrêmement limité. Les habitants sont souvent contraints d’utiliser des installations sanitaires précaires, ce qui entraîne une contamination de l’environnement.
Combinée à des conditions de vie surpeuplées et insalubres, cette situation favorise la propagation de maladies telles que les infections respiratoires, les maladies de la peau et les diarrhées.
▶️ 5) La #malnutrition reste une préoccupation majeure malgré une relative stabilisation
La malnutrition demeure un problème important à Gaza et la situation reste très fragile. Au cours des premiers mois de 2026, 383 enfants ont été admis dans les programmes nutritionnels de MSF, dont 35 % souffraient de malnutrition aiguë sévère.
La situation est également alarmante chez les femmes enceintes : 24 % ont été identifiées comme souffrant de malnutrition dans deux hôpitaux soutenus par MSF. Les équipes constatent par ailleurs des rechutes chez certains patients.
Cette situation résulte de l’impact dévastateur de la famine de 2025, causée par le conflit, l’insécurité et les restrictions.
Les conditions restent extrêmement précaires : selon l’ONU, le taux de chômage atteint 80 %, les prix des denrées alimentaires ont fortement augmenté et les aliments frais sont devenus inaccessibles pour de nombreuses familles. Beaucoup dépendent des distributions de nourriture, et un ménage sur cinq ne consomme encore qu’un seul repas par jour.
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