Année après année, le pouvoir chinois efface la mémoire du massacre de Tian’anmen
Le 4 juin, jour anniversaire de l’écrasement du mouvement démocratique chinois en 1989, est une date extrêmement sensible en Chine continentale, où tout ce qui peut s’y rapporter est soigneusement censuré. À Hong Kong, où cette flamme a été portée pendant trente ans, l’événement est également devenu tabou dans la presse.
Le silence de la presse est éloquent. L’essentiel des médias de Hong Kong, comme les quotidiens South China Morning Post et Ming Pao, ou la RTHK, l’audiovisuel public du territoire, observent une stricte retenue en cette journée du 4 juin, date anniversaire du massacre des manifestants de la place Tian’anmen par les chars chinois à Pékin en 1989.
Alors que ces mêmes organes de la presse hongkongaise, à l’image de la société civile, ont entretenu la flamme du mouvement démocratique réprimé dans le sang pendant plus de trente ans, ne reste plus aujourd’hui que Hong Kong Free Press (HKFP) pour porter une voix un tant soit peu dissidente.
Photo : Lui Yuk-lin, une ancienne activiste en faveur de la démocratie, se recueille dans une rue limitrophe du parc Victoria de Hong Kong, où une veillée aux chandelles a été organisée chaque 4 juin en mémoire des victimes du massacre de Tian’anmen. La veillée est aujourd’hui interdite.
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