RT: @Arno_de_Nymous Choses vues. Dimanche 7 juin 2026, 26.000 militants de la France insoumise ont marché vers la place Victor-Hugo de Saint-Denis. C'est là que Jean-Luc #Mélenchon (@JLMelenchon) a lancé sa campagne présidentielle et plié la primaire de gauche. Ils sont venus à pied, en métro, en car, avec des pancartes #Mélenchon2027, des badges, des poussettes parfois, des drapeaux palestiniens, français souvent, histoire d'arracher le récit national aux mains de ceux qui en ont fait une relique xénophobe.
LFI a dressé l'estrade là, exprès, pour les symboles : entre une mairie de la Nouvelle France conquise de haute lutte et la nécropole des anciens rois de France. Car c'est là, derrière l'estrade, qu'ils reposent. Enfin, qu'ils reposaient. Pendant la Révolution, on les a tirés de leurs tombeaux et précipités pêle-mêle dans une fosse. Henri, Dagobert, Louis, quelques dames en crinoline, des inconnus, tous rendus égaux sous quelques pelletées de chaux vive. Démocratie posthume.
Et c'est devant cet ossuaire que le tribun a parlé, et bien parlé, d'avenir. Il croit à la «force des lieux». Ce n'est pas une posture de candidat : c'est l'intuition que la souveraineté populaire a besoin de lieux, de pierres, de sol, de cimetières même. De cette matérialité d'êtres humains que ses adversaires, les Bardella, Attal, Philippe, Retailleau, Glucksmann et toute la clique néolibérale, s'emploient à dissoudre dans le flux abstrait du capital.
Avant son discours, deux écrivains sont montés sur l'estrade. Un prix Nobel, Annie #Ernaux. Un prix Goncourt, Éric #Vuillard. Deux noms qu'on traduit dans le monde entier, deux signatures qu'on enseignera encore quand beaucoup d'autres auront rejoint les boîtes des bouquinistes. Que l'authentique République des lettres choisisse le camp des dominés plutôt que les ors médiatiques de Bolloré, voilà qui réarme une gauche intellectuelle depuis trop longtemps tétanisée par sa petite respectabilité défraîchie.
Avec la culture des réseaux, des influenceurs et des youtubeurs, Mélenchon a aussi, et surtout, la Littérature pour lui. Il sait citer Booba et Hugo dans la même phrase, mêler le slam au vers classique, la rime des cités à l'alexandrin. Ses adversaires, eux, n'ont que des éléments de langage taillés pour les médias de l'officialité. D'un côté la culture qui vit et demeure dans l'Histoire; de l'autre, celle qui s'efface instantanément en clignotant sur les écrans.
Et puis il y a eu le maire de Saint-Denis, ici, chez lui. L'insoumis Bally #Bagayoko (@BallyBagayoko), élu au premier tour en mars dernier. Fils d'ouvrier malien. Il y a peu, il a décroché le portrait du président Macron et l'a retourné contre le mur, comme un enfant puni mis au coin. Pas une provocation gratuite : un geste naturel et sain, un acte de désacralisation. Sur du papier à en-tête de la République, le préfet s'en est ému tout rouge, exigeant qu'on raccroche la photo bien droite. De nos jours, le pouvoir s'effraie vite de l'ironie de la nouvelle France, celle des quartiers populaires, de l'immigration et de la jeunesse. Plutôt que de corriger les inégalités qui rongent le département le plus jeune et le plus pauvre de France, il hésite entre lui envoyer les CRS et lui couper les subventions.
Pendant ce temps, sous la chaux vive, les vieux rois de France ont compté les têtes. Ils en avaient vu défiler, des foules, mais jamais autant pour une autre couronne que la leur. C'est à ces petits signes, parfois, qu'on devine la fin d'un ancien régime et la naissance, peut-être, d'une nouvelle République.
Et puis il y a #Ferrari et #Vuillard dont je ressens comme une obligation fan-boïesque de me jeter sur chaque nouvel opus dès qu’ils en publient un, ayant lu tout ce qu’ils avaient sorti avant : « Très brève histoire de l’enfer », tome 2 de sa trilogie « Contes de l’indigène et des voyageurs » après « Nord Sentinelle » 2024, se situe à Abou Dhabi, confrontant une famille d’expats et son employée de Sri Lanka, vivant des deux cotés antipodaux de vivre à l’étranger. Et « Les Orphelins » de Vuillard parle de sa façon inimitable des puissances qu’il démasque derrière l’histoire qu’on croyait connaître, ici celle de Billy the Kid et de la conquête de l'Ouest. 4/4

📖 #BillytheKid, notre ami ?

Être du côté du manche du colt et des gros éleveurs bovins ou de ceux qui cavalent pourchassés par la loi ? Éric #Vuillard offre des armes pour choisir son camp dans son roman, « Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid »

https://www.revolutionpermanente.fr/Billy-the-Kid-notre-ami

Édouard Vuillard, Mahlzeit im Garten, 1898, National Gallery of Art, Washington

#ArtOnMastodon #ArtWork #Vuillard

Ma note de lecture du dernier livre en date d’Éric Vuillard, « Les orphelins. Une histoire de Billy the Kid » (Actes Sud, 2026) publiée par Diacritik. #diacritik #ericvuilard #vuillard #lesorphelins #actessud #littérature #récit
https://diacritik.com/2026/02/13/eric-vuillard-orphelins-en-monde-les-orphelins-une-histoire-de-billy-the-kid/
Éric Vuillard : Orphelins en monde (Les orphelins. Une histoire de Billy the Kid)

On pourrait s’arrêter de lire Les orphelins très tôt après avoir débuté la lecture du premier chapitre tant il est magnifique et touchant: « À dix-se

DIACRITIK
Rocznica urodzin Édouarda Vuillarda – urodzonego 11 listopada 1868 roku francuskiego malarza z kręgu Nabis. Znany z intymnych scen domowych i subtelnego światłocienia, był mistrzem uchwytywania nastroju codziennych chwil i portretów salonowej bohemy. (fot. Wikipedia) #Vuillard #malarstwo #sztukafrancuska #Nabis
Quand un grand écrivain, Eric Vuillard, argumente contre l'extradiction de l'antifasciste Rexhino « Gino » Abazaj vers la Hongrie, ça envoie :
https://youtu.be/vAXsxwHXpzE
#Vuillard #RexhinoAbazaj #antifascisme
La justice ne serait-elle plus qu'un mot en Europe ? - Eric Vuillard sur l'affaire "Gino"

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#nationalgallery #vuillard Perhaps my favourite paintings at the National Gallery. 2 paintings by Edouard Vuillard (The Lunch and The Garden) that to me encompass everything that life has to offer: light and shade, love, mystery and childhood.