A #Gaza, des enfants retrouvent le sourire le temps d'une séance de #Zoothérapie
A Gaza, des animaux domestiques abandonnés ont été récupérés pour des ateliers à vertu thérapeutique avec des enfants vivant des camps, une façon d'"absorber l'énergie négative" des traumatismes liés à deux ans de guerre et à un quotidien éprouvant.
Une fillette au pull orange explose de rire quand des oiseaux se posent sur sa tête et sur son bras. Un autre enfant, en fauteuil roulant, caresse un lapin blanc posé sur sa tablette avec une tortue.
L'atelier se déroule dans une tente décorée par des dizaines de tableaux colorés dans le camp d'al-Zawaida, dans le centre de la bande de Gaza.
Le contact avec les animaux et les oiseaux aux couleurs vives permet d'absorber les énergies négatives" et à "surmonter leurs peurs en jouant" avec eux, explique Rachid Anbar, responsable du projet.
"Il s'agit de promouvoir une culture de bienveillance envers les animaux et de former une génération qui fasse preuve de compassion à leur égard", ajoute l'animateur. (...)
A Gaza, des centaines de milliers de déplacés vivent toujours dans des tentes, où les conditions de vie restent dramatiques malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre.
"J'ai donc décidé de les recueillir (les animaux, ndlr) et de les utiliser à des fins thérapeutiques, car s'ils restaient dans la rue, ils risquaient de mourir", ajoute M. Anbar.
"Peur et traumatisme"
"Et je me suis senti d'autant plus encouragé de le faire que les enfants ici sont en grande partie marginalisés".
Plus d'un million d'enfants à Gaza ont besoin de soutien psychologique, avait déclaré en mars Sima Alami, responsable du programme Adolescents et Jeunes du Fonds des Nations unies pour la population ( #UNFPA ).
Il y a une "grande urgence en matière de santé mentale" avec "96 % de ces enfants qui ont le sentiment que la mort est imminente, reflétant l'intensité de la peur et du traumatisme qu'ils ressentent au quotidien", dit-elle.
Assis en cercle, les enfants prennent un chien blanc dans leurs bras, un jeune garçon s'allonge sur un autre chien. Il y a même un hérisson.
Ils acquièrent au passage des connaissances sur les espèces, "ce qui recouvre leur corps, plumes ou fourrure, par exemple, et s'ils naissent ou pondent des oeufs", détaille Rachid Anbar.
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